jeudi 22 mars 2012

lara antilles

Pourquoi la SARA a elle été crée ?


A l'époque de la guerre froide, le gouvernement du Général de Gaulle décide de créer un point stratégique de ravitaillement en produits pétroliers dans la zone Antilles-Guyane, pour en assurer l'indépendance énergétique.






Les dates phare de la SARA:



1969 : Création de la Société Anonyme de la Raffinerie des
Antilles
Début des travaux de construction de la raffinerie en Martinique



1970 : Démarrage du Dépôt de Jarry (Guadeloupe)





1971 :Démarrage de la Raffinerie (Martinique le 22 Janvier)





1982 : Mise en service du Dépôt de Degrad-des-Cannes
(Cayenne-Guyane) et du Centre emplisseur de gaz.
De nombreux investissements ont, par la suite, accompagné le développement de la société ...



1991 : Construction du pipeline transportant du kérosène entre
la Raffinerie et l'aéroport du Lamentin (Martinique)



1993 : Reprise du dépôt SHELL de Pariacabo à Kourou.





1994 : Extension du Dépôt de Jarry
Construction du pipeline transportant du kérosène entre le Dépôt de Jarry et
l'aéroport du Raizet (Guadeloupe)



1995 : Extension et modernisation de la raffinerie
Unité d'hydrodésulfuration des gazoles.
Traitement des Eaux Résiduaires.
Deux turbines à combustion.
Sulferox : unité de récupération du soufre dans les gaz combustibles.
Nouvelle salle de contrôle blast proof et le nouveau système de conduite numérique centralisé.





1996 : Mise en service:
Des turbines à gaz: unité de production d'électricité.
Du nouveau Laboratoire Blast-résistant.





2000 : Mise en service du nouveau Dépôt de Kourou (Guyane)
Fermeture du Dépôt de Sainte-Thérèse (Fort-de-France, Martinique).



2001 : Mise sous talus des sphères de butane (Martinique)
Mise en place d'unités de Récupération des Vapeurs (Martinique et Guadeloupe)





2004 : Démantèlement du Dépôt de Sainte-Thérèse
(Fort-de-France, Martinique).



2005 : Mise en place d'une Unité de Récupération des Vapeurs
au Dépôt de Degrad-des-Cannes (Guyane).



2006 : Installation de la nouvelle colonne de distillation pour la
fabrication des essences.
Nouvelle Pomperie "Eau-de-Mer" à la Raffinerie



2007 : Mise en service du projet Raffinage des Essences et
construction de 4 nouveaux bacs (Martinique).



2010 : La SARA, fournisseur de produits pétroliers pour
le marché de la Gyuane.



2011 : Certifié ISO 9001


SARA : Une «Quadra» qui a la pêche !

administrateur | 20 avril 2011








Joël Navaron PDG SARA ADV



Le 12 avril dernier, la Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles (SARA) fêtait ses 40 ans. Un événement qui rassemblait membres de l’entreprise, partenaires économiques, élus, et représentant de l’Etat. Pour apprécier ensemble le chemin parcouru depuis le démarrage de la raffinerie en Martinique, en 1971. Cap sur histoire, analyses, et ressentis…



Beaucoup de gens, issus souvent d’univers différents, s’étaient déplacés en ce début de semaine afin de rendre hommage à la longévité et à l’évolution de la société depuis sa création en 1969. Et un des premiers facteurs représentatifs de la SARA était originalement donné d’entrée par un homme faisant partie d’une instance chargée de contrôler le juste fonctionnement de cette institution industrielle.

Jean-Luc Lefèvre, Responsable du pôle Risques Accidentels Energie Climat de la DIREN, nous confiait alors : « Cette société atteint peut-être un stade de maturité. Et on voit aujourd’hui qu’un certain nombre de choses sont prises en compte ; que ce soit au niveau économique, environnemental, sociétal… J’ai une idée très positive du travail des cadres de la SARA que j’inspecte régulièrement. La première image positive que j’ai, c’est que l’on croise majoritairement un encadrement antillais. C’est extrêmement important pour moi qui arrivais de métropole et de Guyane. Quand je suis arrivé à la SARA, j’ai rencontré une multitude de cadres, qui sont des Antillais, des hommes de bonne volonté ; et avec lesquels il est très facile et très agréable de travailler. »

Cette volonté de recruter très tôt les têtes pensantes côté technique, chimie et industrie etc., originaires de notre terroir était, il fut un temps pas si lointain (et pas encore révolu, diraient certaines âmes jamais contentes), assez rare pour mériter d’être soulignée. D’ailleurs l’attachement à cette implication dans l’emploi de notre terroir allait même lors de cet événement, à avoir invité symboliquement des employés (souvent bien plus jeunes que leur raffinerie) des trois DFA.

C’était le cas de Mario Bienvenu, 33 ans, Agent d’exploitation qualité, arrivé plus tôt dans la journée en compagnie d’autres membres de la délégation guyanaise comme René-Claude Joséphine (Agent Sécurité Environnement) et Arletty Ho-Bing-Hing (contremaître de maintenance) qui expliquait : « Je suis assez fier d’avoir contribué aux quarante ans, puisque cela fait à peu près 11 ans que je travaille au sein de cette entreprise. C’est émouvant, 40 ans d’une société… qui a connu pas mal de difficultés ces dernières années. On arrive dans une situation calme. Nous allons essayer d’en profiter pour aller vers l’avenir. »

« Tous les cinq ans nous sommes amenés à évoluer »

C’était également celui de Pedro Selgi, Responsable d’exploitation (et adjoint au chef d’exploitation) du dépôt de Guadeloupe : « 40 ans…, ce n’est pas donné à toutes les entreprises, et surtout aux Antilles. Cela montre quelque chose de solide. Une belle longévité. J’ai le même âge que Frédéric, 36 ans, et c’est vrai que nous avons un peu grandi à l’ombre de la SARA… Notamment quand on voulait faire des exposés, etc. Car, avec EDF, et d’autres plus petites industries ; c’est l’une des seules entreprises industrielles des Antilles. Et pour des ingénieurs de nos âges qui souhaitent évoluer aux Antilles-Guyane c’est quasiment une des seules possibilités… ».

Fréderic, justement Dupelin, (Chef de service du laboratoire de la raffinerie martiniquaise), est juste à côté. Il se souvient : « Je suis né en 1975. Je suis un peu un enfant de la SARA, qui existe depuis les années 70… J’ai toujours grandi avec cette envie qui m’a étreint peu après le bac de vouloir intégrer cette entreprise. J’ai commencé mon parcours professionnel en Métropole, ce qui m’a permis d’acquérir un certain nombre de compétence. Et pouvoir, quand j’ai eu cette opportunité, d’intégrer cette entreprise… 40 ans, c’est 40 ans de démonstrations qu’il y a un certain nombre de choses qui sont possibles en Martinique en matière de mise en œuvre d’une entreprise industrielle qui produit quelque chose de local. On produit, chez nous, des carburants. C’est vraiment exceptionnel. Sur l’ensemble du territoire français, il y a douze raffineries… Et on en a une en Martinique… Pour moi c’est un plus indéniable pour le développement économique local. Je reste fier d’être dans cette entreprise qui offre de bonnes perspectives d’évolution. Cela fait 4 ans que j’y travaille et dans quelques semaines je vais basculer sur un nouveau poste. Donc cela veut dire que tous les cinq ans on est amené à évoluer ; c’est une entreprise qui permet cela. Donc, nous avons beaucoup de chance d’y travailler… »

Non contente de proposer des perspectives d’évolution professionnelles à nos jeunes quand ils intègrent ses locaux, la SARA offrirait régulièrement un coup de main aux jeunes entrepreneurs. L’information est confirmée par Gilles Joseph-Alexandre, Président de la Jeune Chambre Economique de la Martinique (depuis le 1er janvier 2011) : « Oui. Elle accompagne la Jeune Chambre Economique sur l’ensemble de ses projets, et cela depuis déjà un certain nombre d’années. C’est une fierté en tant que jeune Martiniquais d’avoir une telle entreprise qui existe. C’est vrai que la Jeune Chambre Economique est un peu plus âgée, car elle a 50 ans… (Sourire). Mais ce qui est important c’est avant tout le dynamisme que nous ressentons véritablement ce soir. La SARA a encore cet esprit dynamique et entreprenant ». D’autres partenaires plus expérimentés étaient venus saluer la quadragénaire.

Tel Alain Friderici, Chef d’agence en Martinique de la société ST Antilles (Sea-Tankers group) : « La maison mère qui a les bateaux affrétés par la SARA se trouve à Bordeaux. Nous avons deux contrats avec la SARA. Pour le transport des hydrocarbures de la SARA en principe vers Pointe-à-Pitre ; d’autres vers la Guyane. Ainsi que pour les importations de produits. Je m’occupe de tout ce qui est partie maritime de la SARA. J’ai des équipes pour faire le branchement des bateaux, le chargement, le déchargement. Nous nous occupons également de la partie « agence maritime ». Je suis content d’être là au moment de l’anniversaire des 40 ans de la SARA. Et je suis content de travailler ici. Car j’ai quand même un certain âge. Et si je continue à travailler, c’est que j’aime le travail effectué dans ce cadre…»

« Véritable exemple d’intégration. »

Jean-Pierre Hardy, Directeur Général Délégué de Rubis Energie, Président de Rubis Antilles Guyane est encore plus impliqué qu’un partenaire. Car il est Administrateur. Il nous éclaire dans un premier temps sur cette fonction un peu ténébreuse pour les néophytes : « Le groupe Rubis a racheté les actifs de Shell fin 2005. Et dans ce cadre nous avons repris le réseau de stations services Shell composé d’une petite soixantaine de stations services dans les Antilles et en Guyane française et qui avait 24 % de l’actionnariat de la SARA. Stations Shell qui sont devenus les stations Vito ; avec une volonté d’intégration insulaire. C’était notre baptême, les Antilles-Guyane françaises. C’est la première fois que nous avions une expérience dans les stations services. Et je pense que c’est un essai qui a été bien transformé ». Avant d’aller plus avant dans ses sentiments quant à l’anniversaire fêté : « Je pense qu’au fil de l’eau la SARA a grandi. Je voyais tout à l’heure les images à l’origine. C’est très émouvant parce l’on voit quelques bacs, une unité de distillation au milieu des champs… Aujourd’hui tout s’est construit autour. Et la SARA est pour moi un véritable exemple d’intégration. Parce qu’il y a un savoir faire pétrolier qui est reconnu et partagé dans le monde entier. Mais il y a aussi une implication locale. Et c’est également un vecteur d’intégration pour tous les jeunes ; pour tous les types de postes. De la personne qui est sur la chaîne jusqu’aux techniciens et aux ingénieurs. Je pense qu’on a un rôle d’accompagnement, de formation, de développement qui n’est pas fini… »








Manuel Baudoin Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Martinique ADV


Manuel Baudouin, le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Martinique, nous faisait, quant à lui, faire un bond dans l’histoire : « Lorsque la SARA est arrivée, la CCI a joué un rôle très important dans l’implantation de cette unité, puisqu’il fallait reloger un certain nombre de familles qui étaient nécessairement à transporter. Donc la Chambre de Commerce s’est portée acquéreur d’un certain nombre de terrains situés de l’autre côté de l’actuelle autoroute (qui n’existait pas à l’époque) pour permettre ces décasements. Et je dois vous dire que, jusqu’à aujourd’hui, un certain nombre de situations d’échanges de terrain ne sont pas parfaitement régularisées ; et occupent une partie de notre temps ». Avant d’ajouter : « 40 ans, ça se fête. Mais 40 ans, ça se mérite aussi. Le fait d’être aujourd’hui la plus grosse industrie de la Martinique, d’une part, d’autre part de sécréter un produit qui occupe une telle part, finalement, dans le budget de la ménagère populaire, cela confère des devoirs. Des devoirs de transparence, d’explications, et de pédagogie. Je pense que ces devoirs ont été largement accélérés par les évènements de 2009. Qu’aujourd’hui, on est arrivé à une formulation de répercussion de prix qui est mécanique. Je dis ça dans le bon sens du terme… Donc qui ne se prête pas à des manipulations, des contestations, ou des remises en cause. Et, que de ce point de vue, elle est nécessairement plus facilement admissible. Reste à l’expliquer à la population ; pour qu’il n’y ait plus de doute. Et je pense que, du coup, la SARA moderne va retrouver mieux sa place dans le paysage populaire. Qu’à l’époque où, finalement, c’était une entité uniquement industrielle, mystérieuse et mal comprise ».

Un gros effort de transparence

Le préfet Laurent Prévost faisait partie des invités et des intervenants remarqués : « depuis 40 ans s’est construit avec la SARA un outil industriel : cela a été la volonté du gouvernement de l’époque et du Général de Gaule de construire un outil industriel qui garantisse l’indépendance de l’approvisionnement énergétique des Antilles. Cela a été un outil qui a été modernisé, adapté. Qui, aujourd’hui, produit un carburant qui est aux normes européennes ; dans des conditions de sécurité et d’approvisionnement qui ont été reconnues par tous les intervenants de cette soirée. Ensuite, elle a un poids économique qui est incontestable tant dans les emplois directs qu’indirects qu’elle procure. Puis, elle a aussi des enjeux lourds devant elle pour rayonner au-delà du territoire de la Martinique, de la Guadeloupe où de la Guyane : apporter un savoir-faire et des techniques sur l’ensemble de la Caraïbe. C’est un sujet qui a été évoqué pour l’avenir et qui est très important : que cette technologie, ce savoir-faire français puisse s’exporter ; rentrer dans cette logique de dévelopement endogène que l’ensemble des acteurs ici souhaite mettre en place et sur laquelle on va mobiliser le commissaire qui a été nommé récemment. Je crois que ma présence ce soir c’est simplement ce constat d’un rôle et du poids qui est joué. Et puis c’est aussi une manière de redire les efforts de transparence qui ont été faits sur le problème des prix des carburants. C’était un gros sujet de discussion, il y a deux ans. Dire clairement aux acteurs politiques, comme économiques, ce que ça rapporte, mais aussi ce que ça coûte d’avoir la SARA. C’est aussi cet effort de transparence qu’il faut saluer ».

« Chercher de nouvelles voies de développement »

Les mots de la fin étaient donnés par deux personnages incontournables de l’entreprise. D’abord, André Armougon, son Secrétaire Général qui, les yeux pensifs, nous parlait de son sentiment face au chemin parcouru : « C’est à la fois un sentiment de satisfaction et d’humilité. 40 ans d’activité industrielle aux Antilles pour une entreprise comme la SARA, c’est une réalisation collective d’une dimension importante à notre échelle, celle de la Martinique. C’est un progrès important dans le développement de la culture technique, scientifique, industrielle, des relations sociales, etc. Le travail en trois huit continu, les innovations technologiques, le dialogue (avec les clients, les riverains, les autorités, les partenaires sociaux) aussi. C’est une construction qui est très importante et qui mérite d’être appréciée à sa juste valeur ».

D’enfin Joël NAVARON, son Président Directeur Général : « Le sentiment aujourd’hui est un sentiment de fierté du service accompli. D’être arrivé à amener l’outil SARA après sa création, jusqu’où il est aujourd’hui… Un travail de femmes et d’hommes qui permit d’un point de vue technique, personnel, humain de livrer pendant 40 ans les carburants des Antillais et guyanais ; dans une norme de qualité importante, européenne. En quantité quelles que soient les crises locales, nationales. Les défis sont toujours pareils : respecter les normes, toujours. Produire plus. Chercher de nouvelles voies de développement ; donc participations à des aventures d’énergies renouvelables. Toujours maintenir la cohésion à l’intérieur de la SARA ; pour satisfaire la population locale en qualité et en quantité ».

Texte et photos

Annick de Vassoigne.



SARA : Les dates clés

1969 : Création de la Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles

Début des travaux de construction de la raffinerie en Martinique

1970 : Démarrage du Dépôt de Jarry (Guadeloupe)

1971 : Démarrage de la Raffinerie (Martinique)

1982 : Mise en service du Dépôt de Degrad-des-Cannes (Cayenne-Guyane)

De nombreux investissements ont, par la suite, accompagné le développement de la société.

1991 : Construction du pipeline transportant du kérosène entre la Raffinerie et l’aéroport du Lamentin (Martinique)

1994 : Extension du Dépôt de Jarry

Construction du pipeline transportant du kérosène entre le Dépôt de Jarry

et l’aéroport du Raizet (Guadeloupe)

1995 : Extension de la raffinerie avec la mise en service de la nouvelle unité d’hydrodésulfuration des gazoles de Sulferox : unité de récupération du soufre dans les gaz combustibles

1996 : Mise en service : Du nouveau Laboratoire Blast-resistant

Des turbines à gaz : unité de production d’électricité

2000 : Mise en service du nouveau Dépôt de Kourou (Guyane)

Fermeture du Dépôt de Sainte-Thérèse (Fort-de-France, Martinique)

2001 : Mise sous talus des sphères de butane (Martinique)

Mise en place d’unités de Récupération des Vapeurs (Martinique et Guadeloupe)

2004 : Démantèlement du Dépôt de Sainte-Thérèse (Fort-de-France, Martinique)

2005 : Mise en place d’une Unité de Récupération des Vapeurs au Dépôt de Degrad-des-Cannes (Guyane)

2006 : Installation de la nouvelle colonne de distillation pour la fabrication des essences (projet « Raffinage des Essences »)

Nouvelle Pomperie « Eau-de-Mer » à la Raffinerie

2007 : Mise en service de la colonne raffinage des essences et de nouveaux stockages (Martinique).




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SARA

lundi 29 mars 2010



RAISON SOCIALE : SARA
RESPONSABLE : M. DAVID MARION
ADRESSE : CALIFORNIE - BP 436
CP-VILLE : 97292 LAMENTIN CEDEX
TEL : 0596 50 18 94
FAX : 0596 50 00 15
EMAIL : nathalie.chillan@sara.mq
PRODUITS : PRODUITS PETROLIERS RAFFINES
ACTIVITE : RAFFINAGE DE PRODUITS PETROLIERS




La Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles, SARA, a été créée en 1969 à l’initiative de cinq groupes pétroliers : TOTAL, ELF, SHELL, ESSO, TEXACO

La SARA exploite une raffinerie de pétrole brut en Martinique, qui a démarré en janvier 1971, ainsi qu’un dépôt d’hydrocarbures à la Pointe Jarry en Guadeloupe, construit en 1970.

Sans cesse modernisée, la raffinerie traite 820 000- MT de pétrole brut par an, en provenance du Venezuela, de la Mer du Nord et du Golfe Persique et elle fournit des carburants et des combustibles aux Antilles Françaises.


L'extension de la SARA
Depuis 1982 la SARA exploite deux dépôts d’hydrocarbures en Guyane, l’un dans la région de Cayenne, l’autre à Kourou. Les opérations y sont réalisées pour le compte des sociétés distributrices.

La SARA emploie directement 270 personnes et induit par ses nombreux contrats avec des entreprises locales près de 300 emplois indirects.

Elle contribue à la formation de personnels extérieurs, et accueille chaque année de nombreux stagiaires étudiants.


Environnement et qualité
A travers ses fonctions administratives, d’exploitation et de maintenance, la SARA porte une attention particulière à la satisfaction de ses clients et à la protection de son environnement.

La recherche de la qualité totale est en effet un impératif permanent qui se traduit par une mobilisation de tout le personnel sur des objectifs généraux de performance, de sécurité, et d’épanouissement des individus.

A l’aube du 3e millénaire, la SARA s’engage à poursuivre, dans le cadre de sa mission de service public, son rôle d’acteur essentiel du développement industriel et économique des Antilles Françaises et de la Guyane.

colonnes, des complexes réseaux de tuyauteries, des grands stockages d’hydrocarbures et des camions citernes qui rentrent et qui sortent..

LA SARA, grande dame, profondément ancrée dans notre quotidien et pourtant enfermée sur cette pointe de terre à Californie.
Entre contact et distance, entre proximité et méfiance, la SARA entretient une relation particulière avec la société antillo-guyanaise résultant probablement d’une connaissance insuffisante par le grand public de toutes les facettes de cette industrie et de son importance pour l’économie locale..


L’histoire de la Sara est étroitement liée à l’Histoire politique internationale des années 60. Nous sommes en plein contexte de la guerre froide. Le gouvernement du Général de Gaulle décide alors de créer un point stratégique de ravitaillement en produits pétroliers dans la zone Caraïbe. L’idée est simple : il faut assurer l'indépendance énergétique des territoires français dans cette zone.

Ainsi, en 1969 est créée la Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles et cette même année, les travaux de construction de la raffinerie débutent en Martinique.

Dès l’année suivante, en 1970, l’entreprise démarre les activités du dépôt de Jarry en Guadeloupe.

Il faudra pourtant attendre 1971 pour que la raffinerie commence à tourner de manière effective en Martinique.

En 1982, c’est au tour de la Guyane d’être dotée d’un dépôt, celui de Degrad-des-Cannes à Cayenne. Ça y est, la SARA est sur les trois DFA !

Lors de ces années 80, de nombreux investissements ont accompagné le développement de la société, de telle sorte que dès 1991, un pipeline transportant du kérosène entre la raffinerie et l’aéroport du Lamentin est construit en Martinique, facilitant ainsi le réapprovisionnement des avions en escale dans l’île.

La Guadeloupe suit en 1993 avec un pipeline similaire construit entre le dépôt de Jarry et l’aéroport du Raizet, et cette même année la société procède à l’extension du dépôt de Jarry.

La raffinerie en Martinique attend 1995 pour s’étendre avec la mise en service de la nouvelle unité d’hydrodésulfuration des gazoles et la mise en place du Sulferox, la nouvelle unité d’extraction du soufre dans les gaz combustibles.

Des nouveautés qui se poursuivent l’année suivante avec l’installation du laboratoire Blast-Resistant et des turbines à combustion pour l’unité de production d’électricité : la raffinerie de la Martinique se modernise.

La Guyane, quant à elle, met en 2000 son nouveau dépôt en service dans la ville de Kourou, alors que la même année, la Martinique ferme son dépôt de Sainte-Thérése à Fort-de-France.



En 2001, la SARA Martinique met sous talus des sphères de butane et met en place des unités de récupération des vapeurs sur ses chargements camion, comme dans l’île sœur en Guadeloupe.

Le dépôt de Sainte-Thérèse en Martinique est totalement démantelé en 2004, alors qu’en 2005, la société dote le dépôt de Dégrad-des-Cannes en Guyane de son unité de récupération des vapeurs sur le même modèle que la Martinique et la Guadeloupe.

2006 est une année importante pour la raffinerie qui installe une nouvelle colonne de fractionnement pour la fabrication des essences, ainsi qu’une nouvelle pomperie de lutte contre l’incendie « eau-de-mer », puis l’année qui suit, la colonne de raffinage des essences est mise en place, ainsi que 4 nouveaux bacs pour les stockages. La SARA évolue au gré des modifications règlementaires sécurité, environnement et s’adapte à son marché des 3 DFA.

Pourtant en Novembre 2008, la SARA connaît très probablement la plus grosse crise de son existence. En novembre, la population guyanaise s’insurge contre la hausse des prix du carburant sur son territoire. Elle sera suivie par la population de la Guadeloupe puis de la Martinique, entraînant une mobilisation générale et un mouvement social sans précédent, tant par sa durée que par son intensité.
Les trois départements montrent alors du doigt la Société Anonyme de Raffinerie des Antilles, l’accusant de faire de la "pwofitasyon" sur le dos des populations. La SARA se retrouve alors dans un imbroglio qui met encore plus à mal son image de société opaque cachée derrière ses grillages et ses barrières.

L’année prochaine, en 2011, la Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles aura 40 années d’existence ; 40 années de service dans la zone des Antilles et de la Guyane.
Un anniversaire en demi teinte car sur fond de crise. En effet, la société doit à la fois gérer cette incertitude de sa légitimité sur ces territoires, l’assurance d’être une société incontournable sur les trois départements et ce manque de reconnaissance de la population….entre incompréhension, méconnaissance, voire même fantasme parfois.

David Marion est le Directeur Général de la SARA et met systématiquement tout dans la balance.
« Si l’entreprise donne cette image très technique, avec ses installations de raffinage, ces tas de ferrailles, ces bacs et ces tuyaux, la SARA représente avant tout un vrai pôle d’emploi hautement qualifiés aux Antilles, avec près de 600 emplois directs et indirects ».

Certes, il y a ce malaise que lui non plus ne peut dénier. « Le pétrole fait rêver dans un pays où incontestablement la vie est chère. » Pourtant se défend-t-il, « le raffinage n’est pas si rentable qu’on le croit car pour le respect des normes européennes, la SARA se doit d’investir énormément, 60 millions d’euros pour produire l’essence aux normes européennes entre 2005 et 2007, par exemple ! ». Cela représente de gros investissements pour une petite raffinerie, car malgré ses volumes, la SARA Martinique reste petite par rapport aux autres raffineries de la Caraïbe.
Il est vrai que la petitesse de cette raffinerie est aussi liée à l’étroitesse du marché. On imagine difficilement une concurrence sur ce même marché vu sa taille. Ainsi la production est avant tout endogène rajoute David Marion sans une certaine fierté de faire partie du PIL et d’être inscrit dans le contexte économique local.

Pourtant, lors de la récente crise, l’existence même de la SARA a été contestée. D’autres pays producteurs de carburants ont été nommés, tels que Trinidad ou encore le Venezuela. Et le Directeur Général de s’interroger tout de suite « la SARA est un gage de suivi et d’investissement à ce propos, car elle suit fidèlement l’évolution des normes européennes. Ces deux producteurs suivront-ils l’évolution des normes européennes comme le fait la SARA et si oui, le feront-ils dans la durée? ».

« Il faudrait encore plus informer la population, avoir un discours plus vulgarisé concernant nos activités. Il faut que nous allions plus vers le consommateur, même si ce n’est pas notre métier de le faire…et surtout lui expliquer de nouveau le mécanisme de fixation des prix. »

Et David Marion d’affirmer « c’est une chance d’avoir la SARA dans la zone. Il faut maintenant qu’on laisse à l’entreprise la chance d’aller plus loin. »
En effet, étant comprise dans le système des normes européennes, la SARA devrait à court terme se tourner vers les énergies renouvelables. Car là est l’avenir alors que l’Europe se tourne déjà vers les biocarburants. « Ca pourrait se faire dans les territoires comme la Guadeloupe ou la Guyane qui n’ont pas la raffinerie. Ainsi, on équilibrerait les activités sur les trois départements» explique le Directeur.
Des possibilités de développement non négligeables qui devraient permettre à la société de prendre un autre tournant dans son histoire, tout en étant plus en accord avec la réalité socio-économique de ces territoires d’implantation.



Auteur : AMPI

Ainsi, à l’aube de ses 40 ans, la SARA continue son petit bonhomme de chemin.

A travers les méandres des différentes crises qu’elle a pu traverser, la société continue sa mission première qui est d’assurer l’indépendance énergétique des 3 DFA.
Certes, ce malaise lié à la relation complexe qu’elle entretient avec les populations des territoires sur lesquels elle est basée déteint sur l’ambiance générale au sein de l’entreprise.
Les mobilisations débutées en fin 2008 en Guyane et qui ont conduit à la grève générale en février 2009 en Guadeloupe et Martinique, sont étroitement liées à la SARA et à ces prix contestés.
En effet, le mécanisme de fixation des prix n’est pas toujours simple à comprendre pour le grand public. Entre la part distribution revenant aux compagnies pétrolières, les différentes taxes que touchent les collectivités et enfin le prix sortie SARA représentant l’achat du brut, le coût de production du raffinage, le transport et le stockage… ; cette complexité n’arrange pas cette image d’entreprise « opaque ».
Si l’Etat participe aujourd’hui à cette volonté de baisse des prix du carburant dans la zone, assurément, il ne pourra pas le faire indéfiniment.

Max Harménil est chef opérateur, responsable des unités de raffinage et dans l’entreprise depuis 24 ans. Il a gravi les échelons de tout son service jusqu’à diriger une équipe aujourd’hui.


« Les gens ont cette image de nous, de nantis,… ba-yo, nou ka genyen bon lajan. Je gagne bien ma vie, mais en retour, il y a beaucoup de sacrifices aussi. On travaille n’importe quel jour et c’est surtout des métiers à risque. En fait, les gens ne sont pas bien informés sur nous, ils imaginent toute sorte de choses. La SARA doit ainsi plus communiquer pour mieux se faire connaître. »
A la question de savoir ce que lui faisait cette image négative que les populations avaient de la SARA, Max Harménil de nous avouer « ça fait mal, oui, …ça fait mal, c’est très difficile. On évite de dire qu’on travaille à la SARA, on ne le crie pas sur tous les toits, bien que l’on soit aussi conscient de participer à la dynamique économique du pays et que chaque personne ici je pense, est contente de travailler à la SARA. »

Pourtant la Société Anonyme de Raffinerie des Antilles reste une entreprise comme une autre, composée d’hommes et de femmes. Max Harménil se souvient : « avant d’arriver à la SARA, j’étais un gentil petit garçon, j’y ai fait des rencontres, des amis. En rentrant à la raffinerie à l’âge de 23 ans, j’y ai bu ma première bière, depuis…..s’interrompt-il en riant. Nous avons une vraie famille à la SARA », rajoute-t-il dans un large sourire bien éloquent.

Pourtant, les campagnes de communication n’y suffisent apparemment pas, la SARA garde cette image plutôt négative et a encore du mal à la changer.
Par contre, avec l’essor des biocarburants et des énergies renouvelables dans un contexte général de développement durable, la SARA a une belle carte à jouer. Etant compris dans le virage que prend l’Union Européenne face à ces nouvelles énergies, nos territoires prendront également la même orientation. De quoi rassurer les populations et surement changer cette mauvaise perception de l’entreprise.
Par contre, pour ce qui en est des prix, …c’est une autre histoire sur laquelle politique, direction et syndicat n’ont pas fini de se pencher.

mardi 31 mai 2011

SEISME EN GUADELOUPE .LA PREVENTION :

La lettre de HABAZAC A AUBRY:

Guadeloupe, le lundi 30 mai 2011, 13h00 locales.
>
> Bonjour à tous,
>
> Depuis la semaine dernière, il circule sur le net un document qui a pour objet "Alerte sur un danger grave imminent et certain" émanant d'un professeur agrégé en Physique, M. AUBRY Guy-Noël.
> Il faut déjà souligner que ce document n'est pas anonyme, en tout cas tel qu'il est présenté, et de plus, la qualité de l'auteur, de surcroit joignable et disponible, toujours tel que présenté, lui confère une crédibilité certaine. Et que dire du destinataire du courrier : Mme la Présidente du Conseil Général de la Martinique.
> Je comprend donc très bien l'impact que peut avoir un texte présentant l'occurrence d'un "séisme majeur ou très intense, certain et imminent", texte diffusé par le biais de l'internet, sur les populations concernées.
> Depuis la fin de la semaine passée, j'ai reçu un courrier en quantité inhabituelle de personnes me demandant la réalité d'une telle menace imminente.
>
> A tout cela, je répond que :
> - dire qu'il se produira un séisme considéré comme majeur, ou très intense, dans nos régions est une réalité compte tenu de la situation géographique de nos Îles qui sont proches d'une zone de subduction (zone de l'écorce terrestre pouvant générer de très gros séismes). Pour mémo, le (SEUL) séisme historique majeur des Petites Antilles qui fit au moins 3000 (trois milles) morts en Guadeloupe le 08 février 1843, vers 10h40 du matin.
> - dire que cette occurrence est certaine est aussi une réalité et c'est pour cela que nous nous efforçons de faire passer les messages de PRÉVENTION à la population et il est heureux de constater que tous les corps constitués de la société qui vont de l'État aux associations travaillent ensemble dans cette optique.
> Sur ces deux points, M. AUBRY ne fait rien de plus que de les évoquer, sans s'attarder.
>
> Sur le troisième et dernier point qui est l'imminence du séisme, là, le développement est plus conséquent.
> M. AUBRY affirme que le déplacement relatif de nos plaques "est entrain de connaitre un brusque ralentissement"....
> Là, je suis intrigué et très interrogateur : comment fait-il pour connaître la vitesse du déplacement relatif des deux plaques concernées ? Et surtout comment peut-il affirmer que ce mouvement ralenti ?
> La science fait des prouesses, mais elle ne fait pas encore tout, c'est vrai. En ce qui concerne le déplacement des plaques chez nous, nous avons commencé, il y a environ de 10 ans, des mesures par GPS (Global Positionning System) différentiel qui nous donnent la position relative de points choisis à environ trois millimètres près (plusieurs points en Guadeloupe et Îles voisines). Cette étude est toujours en cours, car elle doit intégrer ses résultats sur plus de 10 ans, et elle devrait nous renseigner sur les déformations subies par la plaque caraïbe sur le moyen et long terme. Et on n'en n'est pas encore là.
>
> M. AUBRY affirme aussi que ... "la fréquence des séismes augmente de manière importante, particulièrement dans un triangle formé des Saintes, le Sud-Est de la Martinique et le Nord-Est de la Guadeloupe"....
> C'est vrai qu'il y a eu un essaim de séismes au Saintes depuis le 21 novembre 2004 et qui dure toujours. Mais à part ce fait là, très habituel dans nos régions (par ex. la zone de Redonda en 1985 et en 1986), il est connu, depuis l'existence de la sismologie instrumentale continue ici (1950), que nous avons des zones sismogéniques comme l'Est de la Martinique, l'Est de Marie-Galante, l'Est de la Désirade et le Nord-Est de la Grande-Terre / Antigua (siège du séisme majeur de 1843).
> Annuellement, les Observatoires de Guadeloupe et de Martinique détectent environ de 800 à plus de 1000 tremblements de terre, ce qui fait en moyenne trois à cinq par jour en incluant les Saintes. Parmi ceux là, seuls cinq à dix sont ressentis par les populations chaque année. Un séisme, en moyenne tous les cinq ans, fait très peur et blesse ou tue : par ex. les Saintes en 2004, la Martinique en 2007 pour les plus récents.
> Il y a cependant un constat clair : il n'y a AUCUNE augmentation particulière de la sismicité autour ou sous nos Îles.
>
> Pour conclure, le risque sismique n'est PAS PLUS IMPORTANT MAINTENANT QU'AVANT OU DANS LE FUTUR. IL EXISTE TOUT SIMPLEMENT et bien sur avec la possibilité d'avoir un événement de magnitude comprise entre 7.5 et 8.5.
> IL EST IMPOSSIBLE, DANS L'ÉTAT ACTUEL DE LA RECHERCHE MONDIALE, DE PRÉVOIR UNE IMMINENCE PARTICULIÈRE CAR CE RISQUE N'EST PAS PRÉDICTIBLE : DONNER UNE DATE, UNE PÉRIODE, UNE ÉCHÉANCE RELÈVE DE PURE FANTAISIE.
> L'occurrence du séisme étant réelle, le problème est qu'à force de crier au loup, on risque de voir le loup sortir vraiment de sa tanière et certains pourront dire qu'ils avaient eu raison.
> Nos ancêtres, au moment ou le soleil couchant disparaissait à l'horizon, avaient-ils raison de prier pour qu'il réapparaisse ?
> Donc préparons nous tout simplement, sans donner dans le catastrophisme d'une imminence hypothétique.
>
> Bien à vous tous
> Christian ANTÉNOR-HABAZAC
> OVSG - IPGP
> 06 90 55 46 33
>
>
>

samedi 28 mai 2011

affaire Hiaire Lefort

Dimanche 27 novembre 2005
REPRESSION ... En GUADELOUPE



( TRANSLATION for everybody )





Nous venons de recevoir cela :

Salut,
Voici donc un tract du Comité Contre le Racisme et l'Humiliation.
Ce comité guadeloupéen, regroupant des militants d'horizons variés, s'est constitué suite à l'affaire Lefort. Cet homme de 83 ans a été maltraité et humilié par des gendarmes à la suite d'une querelle de voisinage. Il apparaîtrait que son voisin avait certains liens avec des gendarmes. Pour plus de détails reportez-vous à la pièce jointe.

Portez-vous bien.
Deor

NON AUX VIOLENCES DES GENDARMES, RECLAMONS JUSTICE !

VENEZ NOMBREUX
- A LA REUNION D’INFORMATION, LUNDI 28 NOVEMBRE 2005 A LA SALLE REMY NAINSOUTA A POINTE A PITRE A 18H/30 !

- AU TRIBUNAL DE BASSE TERRE, MARDI 29 NOVEMBRE POUR SOUTENIR LA FAMILLE BAUDOIN !

- AU TRIBUNAL DE POINTE A PITRE LE JEUDI 1ER DECEMBRE A 8H POUR SOUTENIR FRITZ ET MATHIAS MATHIASIN QUI ONT PORTE PLAINTE CONTRE LES VIOLENCES DES GENDARMES !

Ci- dessous les circonstances de ces deux affaires


FRITZ ET MATHIAS MATHIASIN VIOLEMMENT AGRESSES PAR LES GENDARMES
Le 08 février 2005, mardi gras, au cours d’un entraînement à vélo avec mon neveu Mathias, j’ai fait en roulant une remarque à deux gendarmes mobiles qui au mépris des règles de la Sécurité Routière contrôlaient deux camions qu’ils avaient contraint à s’arrêter sur la piste réservée aux cyclistes dans la Commune du LAMENTIN. C’est peut-être une adéquation de ma vie professionnelle et celle de tous les jours qui m’a rendu soucieux du moindre écart pour ce qui concerne la circulation routière. Ces gendarmes ont dû interpréter cette remarque comme une atteinte à leur autorité. Ils m’ont alors lancé une injure à laquelle j’ai répondu. Se sentant vexés, les gendarmes ont abandonné les camionneurs qu’ils contrôlaient, nous ont poursuivi mon neveu Mathias et moi et l’un deux de sa moto m’a asséné un coup de matraque sur l’épaule et ensuite d’un coup de moto, nous a jeté tous les deux.
Profitant de ce que nous étions encore parterre, ils nous poussèrent de leur matraque et portèrent la main à leur arme en proférant des menaces.
Bref, blessés, violentés et humiliés, nous avons pu éviter le pire grâce aux nombreux Guadeloupéens de passage qui, indignés sont intervenus et nous ont aidé en organisant l’intervention des secours. Conduits à l’hôpital, nous avons reçu les soins nécessaires où les médecins nous ont délivré des ITT de 14 et 18 jours.
Cependant, j’estime que l’acharnement des gendarmes et leur violence n’ont pas de commune mesure avec les faits.
En effet, s’agit-il d’un cas de racisme avéré puisque les victimes sont toujours de la même couleur et la répression de l’autre ?
S’agit-il d’un comportement néo-coloniale qui attire encore ceux-là même qui sont mandatés pour appliquer les lois de la République qui se veut Libertaire, Egalitaire et fraternelle ?
Nous avons porté plainte à la Gendarmerie du LAMENTIN et nous sommes représenté par l’avocat maître Patrice TACITA ; Car nous tenons à ce que ces actes ne se reproduisent plus et les pratiques des uns et des autres évoluent à la mesure des idéaux nouveaux de ceux qui veulent bâtir le monde de demain sur les trois piliers qui sont : Liberté, Egalité et le Respect de l’Homme.
F. MATHIASIN


La famille Baudoin agressée a l’aube, sans raison par les forces dites de l’ordre

Lundi 13 juin, il est environ 6h du matin à la section Grande Savane de la commune de Petit-Bourg. Tout est calme jusqu’à ce qu’un convoi de gendarmerie arrive par la route. Rapidement c’est tout un commando - peut-être 60 gendarmes selon les témoins - qui débarque pour donner l’assaut à la maison où M. Claude BAUDOIN, dit Alfala, dort avec sa famille.
Les forces « de l’ordre » défoncent les portes, un ultime coup de pied et les voilà dans la chambre de M. et Mme BAUDOIN, qu’ils réveillent et immobilisent dans leur lit, en les menaçant de leurs armes : « Ne bougez pas ! ». Alerté par le bruit, leur fils Gervais, 21 ans, s’approche d’un gendarme en embuscade près de la porte de derrière. « Que se passe-t-il ? ». Le jeune homme est battu, plaqué au sol, un pied sur la nuque. « Je ne suis pas un chien ! » crie-t-il. Pour toute réponse, il reçoit un coup de poing qui lui casse une dent et en déchausse trois autres. Le frère de Gervais, Christophe, 22 ans, est appréhendé à son tour. Lorsque leur père cherche à savoir ce qu’on leur reproche on lui répond : « Taisez-vous ! ». Ses deux enfants sont embarqués sans ménagement pour la gendarmerie de Grand Camp où on « découvrira »… qu’il n’y a rien à leur reprocher ! Gervais s’entendra alors dire : « Si vous ne portez pas plainte, on vous relâche tout de suite ». Mais qui va payer pour ses quatre dents perdues à 21 ans ? Qui va payer pour les dégâts dans la maison ? Qui va payer pour l’humiliation et le cauchemar de ce lundi 13 juin 2005 ?
En réalité, pour donner le change les gendarmes avaient exhumé un vieux fusil rouillé se trouvant sous un matelas dans une pièce de la maison. Ils utiliseront l’argument ridicule de détention d’arme prohibée pour masquer leur intervention brutale. C’est sous ce chef d’accusation que Christophe Baudoin doit comparaître le 29 au tribunal.
La vérité c’est qu’en Guadeloupe, un gendarme armé jusqu’aux dents, blanc, et accompagné de 60 collègues, n’a pas besoin de s’embarrasser du respect, de la dignité, ni même de la loi. La vérité c’est que c’est que c’est la cinquième fois au moins en un peu plus d’un an que des citoyens ordinaires et respectés sont violemment agressés par les « forces de l’ordre » : M. Selbonne, photographe à France Antilles, M. Lefort, 83 ans, cadre retraité de la DDE, M. Fritz Mathiasin, employé de la DDE et ancien footballeur bien connu, ainsi que son neveu Mathias. La vérité c’est que les forces de l’ordre sont encouragées à se comporter comme des cow-boys. Deux rapports indépendants, publiés en avril l’un par Amnesty International, l’autre remis à l’Assemblée nationale, signalent que les violences policières sont en augmentation alarmante dans toute la France, depuis des années.
La différence entre la France et la Guadeloupe, c’est qu’en France certains citoyens peuvent encore croire que ces comportements sont réservés « aux jeunes des quartiers » comme on dit. Ici, en Guadeloupe, les faits nous prouvent que personne, absolument personne n’est à l’abri.
Depuis, La famille Caroupanin à Dubédou St-François a été agressée de la même façon le mardi 13 septembre dernier à 6h du matin, avant que les policiers reconnaissent qu’il s’agissait d’une erreur et que le dealer de drogue recherché habitait ailleurs. Ils ont toutefois laissé une famille en état de choc. Il faut que cela cesse !
C’est la raison pour laquelle, dès le mois de janvier dernier, s’est constitué un Comité de soutien destiné à lutter contre ces exactions. MM. LEFORT, MATHIASIN, BAUDOIN, CAROUPANIN ne sont probablement pas les seules victimes guadeloupéennes de ces violences, mais ils ont eu le courage de porter plainte ! Ce sont des exemples : soutenons-les jusqu’à ce que justice soit faite !
Comité contre le racisme et l’humiliation (soutien à M Lefort, F et M Mathiasin, Baudoin, Caroupanin.) 20 rue Alexandre Isaac.97170 Petit Bourg. Guadeloupe. Tel 0590.95.71.65 0690.42.45.62. Réunion ouverte à tous, tous les lundis à 18H/30



Et voici le texte :



Monsieur Hilaire LEFORT

Route de Bologne

97160 SAINT-CLAUDE


Maître Félix RODES

Avocat

97100 BASSE-TERRE


Affaire LEFORT/BABIN



Mémoire déclaratif des circonstances de dernières heures pour l’audience du 04 février 2005, du Tribunal correctionnel de BASSE-TERRE



Depuis novembre 2002, les relations de « bons voisinages » se sont altérées entre M. BABIN et moi, à cause de nos animaux domestiques réciproques, à savoir :

Les chiens de M. BABIN attirés par mes volatiles, ayant démoli, par grattage, le grillage de clôture pour s’introduire chez moi pour déverser leurs excréments ou attaquer mes coqs ou encore se retourner contre moi, les crocs menaçants en grognant.

Mes coqs, en raison de leurs chants trop matinaux, et persistants, paraît-il. Ce qui m’a valu une convocation devant le conciliateur de justice près du Tribunal de Grande Instance de BASSE-TERRE, le 16 décembre 2002, sur réquisition de M. BABIN Jean.


Sur injonction du conciliateur, M. RAMADE, il a été convenu que je déplace à l’autre extrémité de ma propriété, ma volière avec leurs volatiles et que M. BABIN procède à la consolidation de sa clôture aux endroits où passent ses chiens, le tout dans les meilleurs délais afin d’éviter tout nouveau conflit


Moins de 24 (vingt quatre ) heures après cette décision de justice, j’avais obtempéré pour respecter l’ordre intimé par le conciliateur, tandis que M. BABIN, plus de deux (2) ans après, n’a jamais rien consolidé ; la clôture reste flottante, non solidaire au béton et ses chiens ont procédé à d’autres ouvertures pour continuer à rentrer chez moi, à m’attaquer quand je les chasse ou à tuer mes poules.


A chacune de mes plaintes au près de M. BABIN, Mme BABIN me répond : "Je regrette, Monsieur, mes chiens sont attachés", alors que je les vois rentrer et sortir par les trous du grillage, tantôt directement vers les voisins, tantôt directement vers M. BABIN.


A quatre (4) reprises, j’ai alerté le conciliateur en lui demandant d’ordonner à M. BABIN de réparer la clôture par une consolidation bétonnée du grillage pour éviter la pénétration du chien chez moi. J’ai même écrit au conciliateur que : »à la prochaine violation de ma propriété, par un quelconque chien, je le tuerais.. . Rien n’y a fait. Il conviendrait, pour un bon éclairage de cette affaire, d’y joindre le dossier du conciliateur, car il constitue un contentieux non négligeable.


La situation ne s’étant pas améliorée, les chiens de M. BABIN m’ont égorgé 15 coqs et 3 poules enfermés dans leurs volières depuis la décision de justice du 16 décembre 2002.

Au cours d’une enquête de gendarmerie, j’ai fait constater, aux gendarmes, trois (3) de mes coqs égorgés. Avec un laxisme déconcertant, ils répondent qu’il faut prendre le nom du propriétaire incriminé pour leur permettre d’agir.


Le drame du lundi 3 janvier 2005 est la conséquence directe des tensions qui résultent de la non-exécution par M. BABIN des injonctions du conciliateur qu’il a discrédité ouvertement.


La justice n’est pas à sens unique. Elle est la même pour tous


C’est donc excédé par ce laxisme discriminatoire indéniable que le lundi 3 janvier, à la vue de ce chien, noir sans collier, s’attaquant encore une fois de plus à mes coqs attachés, j’ai perdu patience alors qu’il avançait sur moi en grognant, les crocs menaçants, j’ai été dans ma chambre prendre ma carabine. Ce chien étant toujours à même d’attaquer mes coqs, j’ai tiré dans sa direction. Le chien a crié en tournoyant puis a pris la fuite en passant dans un trou de la clôture du côté du voisin, au nord des BABIN. J’avais une cartouche au canon. J’ai remisé la carabine, après l’avoir chargée de deux cartouches, au cas ou d’autres chiens viendraient et je suis revenu au près de mes deux coqs toujours attachés, pour les calmer et les rentrer.

Quelques minutes plus tard(15 mn environ), M. BABIN Jean m’a interpellé en créole de l’autre côté de sa clôture dans sa cour en disant : « Vous avez tué mon chien, cet après midi vous êtes mort, je vous tuerai ! ». Je certifie, sur la foi du serment, avoir vu un pistolet dans sa main droite, pointé vers moi. Comme je n’étais pas armé, je me suis vite déplacé et camouflé en me souvenant que chez le conciliateur il m’avait déjà menacé de me tuer si je touche à son enfant, d’une part, et d’autre part, selon les dires de sa voisine de 75 ans, Mme RASPAIL Marie-Julie, domiciliée au 02, route de Bologne, il l’aurait menacée de la tuer, elle aussi et de la brûler ainsi que son chien et qu’il se considérait, en Guadeloupe, comme en 1635, que les forces de l’ordre sont ses amis, notamment les gendarmes…


Ces propos, on ne peut plus significatifs, du comportement agressif et esclavagiste du sieur BABIN, s’ils s’avèrent véritables suscitent à la défensive. Alors je me suis saisi de ma petite carabine pour me défendre en cas de besoin, et je me suis campé assis sur un banc dans mon garage. Surveillant les faits et gestes du sieur BABIN qui cherchait à me découvrir en se déplaçant comme un fauve, tantôt à gauche, tantôt à droite, pistolet en main pointé vers chez moi.

Une dizaine de minutes ensuite, j’ai vu arriver deux gendarmes devant ma barrière d’entrée cadenassée. Je me suis, tout de suite, dessaisi de la carabine en la mettant hors de portée, sous ma voiture qui était tout à côté de moi.


Les gendarmes ont escaladé ma barrière, me tenant en respect avec leurs pistolets et me criant : « Les mains derrière le dos ! . Je me suis croisé les bras sur la poitrine, sans bouger le corps.


Arrivés à ma hauteur, les canons pointés sur mes tempes, ils m’ont demandé : Où est le chien de M. BABIN que vous avez tué ? Dites-nous où est le chien. Vous échappez de peu à la mort !

J’ai répondu sereinement que le n’étais pas le gardien du chien de M. BABIN.


Ils m’ont alors soulevé de mon banc et m’ont violemment plaqué en avant, me tordant les deux bras, les épaules et les poignets. J’ai eu la douloureuse sensation qu’on me marchait sur les lombaires et la colonne vertébrale : puis ils m’ont passé les menottes aux poignets endoloris. J’avais extrêmement mal des sévices endurés. J’ai crié : « Vous me faites mal !

Je suis un handicapé cardiaque, malade. J’ai 83ans. C’est lâche de votre part. » Comme un leitmotiv ! Ils ont continué à me demander où était le chien, puis ils ont récupéré la carabine sous la voiture en me demandant où était le fusil qui a tué le chien et ont ajouté : « Vous avez échappé de peu à la mort ! ».


J’ai alors répondu que je ne parlerai qu’en présence de mon avocat.


C’est alors que sont arrivés d’autres gendarmes qui ont fait sauter le cadenas qui bloquait ma barrière d’entrée, puis ils ont fait entrer deux véhicules dans ma cour. Ils m’ont traîné jusqu’à l’une de ces voitures, puis à l’étage de ma maison, dans la cuisine où ils m’ont jeté littéralement par terre, fouillant partout, bousculant tout. Ils m’ont ensuite redescendu, sans que je puisse changer de tenue.

J’étais littéralement en loques, ayant mal partout, ne sachant que faire, que dire, le souffle coupé, ne pouvant me défendre. Après leur fouille du jardin, de la poubelle, ils m’ont conduit dans leurs bureaux de BASSE-TERRE. J’étais exténué et mon cœur malade me faisait souffrir, mais la fraîcheur nocturne m’avait revivifié. J’étais redevenu lucide et prêt à résister aux affrontements. J’étais redevenu muet et sourd à toutes leurs questions.


Un quidam s’est présenté en me disant qu’il était médecin et qu’il était venu me visiter. D’entrée il a mis les pieds dans le plat en me disant que c’était dommage pour moi d’avoir menacé avec un fusil. Ma réplique fut : « Vous êtes médecin ou justicier ? ».

Il me dit alors qu’il me donne cinq secondes pour répondre si oui ou non j’accepte d’être visité.

Il est reparti quand je lui ai dit que sa déontologie exigeait de lui un autre comportement moins arrogant.

Et mes geôliers de me dire : « Vous devinez où vous allez ? »

Un peu plus tard ils m’ont conduit vers un réduit nauséabond, puant la fosse sceptique à distance. Je ne m’imaginais pas que des êtres vivants pouvaient s’accommoder d’une telle ambiance et que des Français pouvaient supporter un tel environnement.



L’odeur de la merde qui se répandait m’empêchait de répondre. Ils m’obligèrent à me déshabiller, laissant chaussures et vêtements, conservant seulement mon slip, me laissant torse nu dans ces latrines humides et nauséabondes, où j’ai depuis ce moment, attrapé une toux pulmonaire incessante qui aggrave mon problème cardiaque.


L’intérieur une fosse sceptique à ciel ouvert et surmonté d’un grabat en béton recouvert d’un morceau de mousse.

Cette fosse puante doit être l’exutoire de toutes les déjections de la brigade dont la survie qu’on le veuille ou pas, conditionne le comportement des habitants des lieux.

J’ai vécu une nuit effroyable, mes poumons gonflés à éclater, rejetant en suffoquant, la merde inspirée, mon pauvre cœur malade, battant à s’arracher dans sa cage, mon cerveau en bouillie extirpé du crane, mes narines ne pouvant plus assurer leur pouvoir olfactif, mon foie littéralement liquéfié Je rassemblai le peu de force qui me restait et je n’ai pu m’empêcher de crier au plus fort que je pouvais : « Vive la France ». En écho, j’ai semblé percevoir la voix de Toussaint LOUVERTURE ainsi que celles de toutes les victimes innocentes du colonialisme français. Je n’ai pu m’empêcher de penser aux souffrances endurées par mes ancêtres esclaves ni m’empêcher de revoir les centaines de compatriotes tombés sous les balles françaises à Moule, sur la place de la Victoire et à la Darse de Pointe-à-Pitre ou encore au Champs d’Arbaud, à Basse-Terre et je me répétais, pris de hoquet : « C’est la France ! celle de Descartes, de Pétain ou de Chirac». De temps à autre, ma vision s’estompait, pour ensuite me faire sursauter, percevant toute la réalité de mon inconfort par les piqûres de moustiques aussi gros que des mouches, des vers de toutes couleurs, fuyant la fosse sceptique, grimpant les murs et retombant à mes cotés et je me répétais inlassablement : « C’est tout çà la France du 21ème siècle, pays dit des Droits de l’Homme, de liberté conditionnée selon que tu sois puissant ou misérable, blanc ou nègre. Honnêtement la Guadeloupe n’a pas besoin de cette France là. Nous sommes bien plus en avant ! ».


A bout de résistance, je tombais dans une léthargie complice pour sursauter encore : Allons vieille carcasse, courage, ne te laisse pas aller, l’ennemi en profitera, puis le hasard aidant, un pale rayon de soleil, comme pour me ragaillardir, filtrait sous la porte d’acier. De nouvelles épreuves t’attendent me dis-je, soit toujours toi-même en toutes circonstances, prépare-toi à les affronter avec dignité.


Un bruit de clefs et la porte s’ouvre. Mes geôliers me demandent de m’habiller.. Ankylosé et abruti et malade, je me préparais cependant à de nouvelles passes d’arme quand ils m’annoncèrent que j’étais convoqué au Tribunal correctionnel du 04 février 2005 où je m’attends au pire. A 83 ans, je peux crever.

Toutefois et quoi qu’il arrive, je souhaite que la protection de ma petite personne nègre soit assurée et garantie au même titre que celle de M. BABIN et de la survie de son chien. Car en « venant d’échapper à la mort », comme m’a dit un des gendarmes, il m’est difficile de comparer et d’assimiler mon maintien en vie à celui d’un chien agressif, prédateur impénitent, mis hors d’état de nuire chez moi, même si le cœur a ses raisons que la raison ignore.


H.S. LEFORT

...Cool...






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mercredi 27 avril 2011

il faut sauver le Président Laurent Gbagbo

OMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLECTIF DES AVOCATS DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO
Source : Telediaspora.net : Dernière Mise à jour : 27/04/2011 (Auteur : autres)

Depuis le 11 avril 2011, le Président Laurent Gbagbo est illégalement et arbitrairement retenu, probablement à Korhogo dans le nord de la Côte d’Ivoire, en zone sous contrôle des rebelles dirigés par Monsieur Alassane OUATTARA, sans le moindre fondement juridique.
Le 26 avril 2011, soit après quinze jours de détention illégale, le régime de Monsieur Alassane OUATTARA annonce que « des procédures d'enquêtes préliminaires sont en cours pour les crimes et délits commis par Laurent Gbagbo et son clan ».
Cette déclaration méconnait le principe de la présomption d’innocence. Elle démontre, par ailleurs, que le Président Laurent GBAGBO ainsi que son entourage font bien l’objet d’une détention arbitraire en dehors de tout cadre légal. Ce qui est contraire non seulement à la législation ivoirienne, mais également à la Déclaration Universelle des Droits de
l’Homme.
Plus grave, des informations concordantes et insistantes font état de mauvais traitements physiques et psychologiques sur sa personne.
Notre Collectif avait pourtant récemment attiré l’attention des parties impliquées sur la nécessité de respecter les droits fondamentaux du Président Laurent GBAGBO, notamment celui de bénéficier de l’assistance d’un médecin de son choix et de communiquer librement avec son conseil dès lors qu’il fait l’objet d’une privation de liberté.
Les avocats du Président GBAGBO ont récemment dénoncé le risque d’assassinat qui pourrait être maquillé en suicide.
Cette crainte est d’autant plus fondée aujourd’hui que les informations relayées par les journaux proches de Monsieur OUATTARA, propagent les rumeurs fantaisistes et invraisemblables sur des intentions suicidaires du Président Laurent GBAGBO.
Il s’agit simplement de la part des auteurs de ce projet macabre de préparer l’opinion publique à accepter l’idée selon laquelle le Président GBAGBO pourrait se donner la mort.
Le Collectif des Avocats du Président Laurent GBAGBO met en garde les auteurs de son arrestation et leurs complices contre les traitements inhumains et dégradants dont il est l’objet et les risques d’atteinte à son intégrité physique.
Nous tiendrons pour responsables les ravisseurs du Président Laurent GBAGBO s’il était attenté à sa vie.
Enfin, nous réitérons notre demande, restée jusqu’alors sans réponse, de pouvoir communiquer librement et en toute sécurité avec notre client.
Fait à Paris, le 27 avril 2011


Le Collectif des Avocats du Président GBAGBO

dimanche 24 avril 2011

Hommage à nos déportés par les NAZIS !

Un crime commit au nom du peuple allemand qui n'a toujours pas demandé pardon ,à fortiori Réparer !
Il nous appartient de traquer tous les non-dits sur nos parents et de les porter à la connaissance de tous les compatriotes au service de l’honneur , de la vérité ,de l’espoir ,ces éléments doivent contribuer à cimenter notre histoire commune et à fixer des bornes que d’aucuns voudraient les faires disparaître pour mieux nous Dominer en fixant par la nationalité française de nouveaux arrivants.
Le grand Kanack ,Jean-Marie Tjibaou parlait de la démocratie du coucou signifiant par là ,ils s’installent chez nous ,puis demande un référendum pour avoir a qui appartient la Maison.
En Guadeloupe les multiples saignées démographiques de 1492 à 2009 ont fragilisé notre équilibre démographique , des hordes de plus en plus nombreuses s’installent et haussent le ton en rêvant de nous rendre minoritaire comme à SAINT MARTIN !
En levant ce voile de nos martyrs , nous souhaitons STOPPER CETTE HEMORRAGIE DEMOGRAPHIQUE.
Voilà,la liste partielle de nos parents qui se sont sacrifiés pour nous :
ALPHA ISIDOREHA
Isidore

Information :
Né le 16/12/1897 à Fort-de-France (972), Adjudant, Résistant - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 2 p 660

Convoi du : 21/05/1944
Au départ de : Compiègne (60)
A destination de : Neuengamme (Allemagne)

Date du décès : 27/03/1945

Lieu du décès : Wöbbelin (Allemagne).
BIDARD BERNADIN
BIDARDBIDARD
Bernardin

Information :
Né le 20/05/1892 à Saint-Joseph (972) - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 1 p 918

Convoi du : 27/05/1943
Au départ de : Paris (75) Gare de l’Est
A destination de : Hinzert (Allemagne)

Date du décès : 08/03/1945

Lieu du décès : Dora (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 208 du 09/09/1987 p 10478

Référence n° : D-53431


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F

Source : J.O.R.F. n° 123 du 28/05/1987 p 5848

Référence n° : D-34259.
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Bœuf Antoine Victor
BOEUF
Antoine Victor

Information :
Né le 01/08/1905 à Fort-de-France (972) - Croix de - guerre 39-45, Médaille de la - Résistance. Médaille militaire.- Adjudant-chef au 3e RACP - Prisonnier de guerre, rapatrié d'Allemagne le 7/7/1941, Résistant du réseau Super-Nap- Epoux d' Andrée GAZET - Repose carré 39/45 E, tombe 457 - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 2 p 1368

Convoi du : 30/07/1944
Au départ de : Toulouse (31)
A destination de : Buchenwald (Allemagne)

Date du décès : 13/04/1945

Lieu du décès : Elsdorf (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 251 du 26/10/2008

Référence n° : D-64408


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Meister Raphael Emile
MEISTER
Georges Raphaël Emile

Information :
Né le 06/06/1944 à Fort-de-France (972)

Convoi du : Non connu
Au départ de : Non connu
A destination de : Non connue

Date du décès : 30/11/1944

Lieu du décès : Buchenwald (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 116 du 18/05/1995 p 8378

Référence n° : D-44966


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Nattes Gentil.

NATTES
Gentil

Information :
Né le 10/08/1894 à Rivière Salée (972) - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 1 p 915

Convoi du : 14/05/1943
Au départ de : Troyes (10)
A destination de : Fribourg-en-Brisgau (Allemagne)

Date du décès : 10/11/1943

Lieu du décès : Mannheim (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 241 du 17/10/2007

Référence n° : D-43453


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Parfait Edouard Louis Léon.

PARFAIT
Edouard Louis Léon

Information :
Né le 01/12/1897 à Fort-de-France (972), Sergent FFI, Médaille militaire, Croix de guerre 39-45, Médaille de la Résistance, médaille de la déportation - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 1 p 699

Convoi du : 27/03/1943
Au départ de : Paris (75) Gare de l’Est
A destination de : Mauthausen (Autriche)

Date du décès : 04/11/1943

Lieu du décès : Mauthausen (Autriche)

Source : J.O.R.F. n° 048 du 25/02/1996

Référence n° : D-13069


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Elizé Jean-Marie Joseph Raphael.

ELIZE
Jean Marie Joseph Raphaël

Information :
Né le 04/02/1891 à Lamentin (972) - Capitaine médecin-vétérinaire de Réserve, Résistant, Sous-lieutenant des FFC, 1er maire de couleur d'une ville de France métropolitaine - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 1 p 1395

Convoi du : 17/01/1944
Au départ de : Compiègne (60)
A destination de : Buchenwald (Allemagne)

Date du décès : 14/02/1945

Lieu du décès : Weimar (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 168 du 21/07/1989 p 9135

Référence n° : D-35154


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Samson Cyprien Jérôme.
SAMSON
Cyprien Jérôme

Information :
Né le 03/10/1897 à Terre-de-Haut (971) - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 1 p 688

Convoi du : 15/03/1943
Au départ de : Paris (75) Gare de l’Est
A destination de : Karlsruhe (Allemagne)

Date du décès : ca 11/1943

Lieu du décès : Wittlich (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 115 du 19/05/1998

Référence n° : D-19586


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Valmy Andr é Avelin.
VALMY
André Avelin Justin

Information :
Né le 09/11/1892 à Anse-Bertrand (971) - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 2 p 91

Convoi du : 22/01/1944
Au départ de : Compiègne (60)
A destination de : Buchenwald (Allemagne)

Date du décès : 24/11/1944

Lieu du décès : Flossenbürg (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 129 du 06/06/2001

Référence n° : D-24891


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Defendini Ange Brand.

DEFENDINI
Ange Brand

Information :
Né le 04/12/1909 aux Iles du Salut (973) - Lieutenant, Médaille de la Résistance - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 3 p 53

Convoi du : 08/08/1944
Au départ de : Paris (75) Gare de l’Est
A destination de : Neue Bremm (Allemagne)

Date du décès : 14/09/1944

Lieu du décès : Buchenwald (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 060 du 12/03/2005

Référence n° : D-852


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JarryPierre-André.
JARRY
Pierre André

Information :
Né le 23/01/1895 à Saint-Laurent-du-Maroni (973)

Convoi du : Non connu
Au départ de : Non connu
A destination de : Non connue

Date du décès : 31/10/1944

Lieu du décès : Gross Rosen (Pologne)

Source : J.O.R.F. n° 189 du 17/08/1994

Référence n° : D-4335


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Joseph Tancrède Roger François.
JOSEPH TANCREDE
Roger François

Information :
Né le 11/05/1918 à Saint-Laurent (973) - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 1 p 792

Convoi du : 20/04/1943
Au départ de : Compiègne (60)
A destination de : Mauthausen (Autriche)

Date du décès : 30/03/1944

Lieu du décès : Ebensee (Autriche)

Source : J.O.R.F. n° 245 du 21/10/1994 p 14986

Référence n° : D-58431


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Déclaration C.N.I.L. n°1061762 .

Amphoux Léonce Raoul.

AMPHOUX
Léonce Raoul

Information :
Né le 26/12/1888 à Saint-Joseph (974) - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 2 p 96

Convoi du : 27/01/1944
Au départ de : Compiègne (60)
A destination de : Buchenwald (Allemagne)

Date du décès : 15/02/1945

Lieu du décès : Leitmeritz (Tchécoslovaquie)

Source : J.O.R.F. n° 060 du 11/03/1988 p 3261

Référence n° : D-48196


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LeBalle René.

LE BALLE
René

Information :
Né le 08/12/1920 à Saint-Denis (974)

Convoi du : Non connu
Au départ de : Non connu
A destination de : Non connue

Date du décès : 25/02/1944

Lieu du décès : Buchenwald (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 034 du 10/02/1994

Référence n° : D-5789


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Déclaration C.N.I.L. n°1061762
André Constantin Victor Adrien Corentin.

ANDRÉ
Constantin Victor Adrien Corentin

Information :
Né le 12/02/1895 à Papeete (Tahiti) - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 1 p 1184

Convoi du : 28/10/1943
Au départ de : Compiègne (60)
A destination de : Buchenwald (Allemagne)

Date du décès : 04/12/1943

Lieu du décès : Buchenwald (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 123 du 28/05/1987 p 5849

Référence n° : D-43817


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Maistre Jeanne.

MAISTRE
Jeanne

Information :
Née le 19/04/1895 à Tahiti (987) - Résistante membre du réseau "Alliance", région Bretagne - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 2 p 349

Convoi du : 01/05/1944
Au départ de : Non connu
A destination de : Schirmeck (67)

Date du décès : 02/09/1944

Lieu du décès : Natzwiller-Struthof (67)

Source : Plaque Natzwiller-Struthof (67)

Référence n° : D-33536


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Déclaration C.N.I.L. n°1061762
Cabanette Louis Gabriel.
CABANETTE
Louis Gabriel

Information :
Né le 02/02/1906 à Nouméa (988) - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 1 p 1189

Convoi du : 28/10/1943
Au départ de : Compiègne (60)
A destination de : Buchenwald (Allemagne)

Date du décès : 06/01/1944

Lieu du décès : Weimar (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 255 du 03/11/1987 p 12841

Référence n° : D-34712


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Déclaration C.N.I.L. n°1061762
CABANETTE
Louis Gabriel

Information :
Né le 02/02/1906 à Nouméa (988) - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 1 p 1189

Convoi du : 28/10/1943
Au départ de : Compiègne (60)
A destination de : Buchenwald (Allemagne)

Date du décès : 06/01/1944

Lieu du décès : Weimar (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 255 du 03/11/1987 p 12841

Référence n° : D-34712


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Déclaration C.N.I.L. n°1061762
CABANETTE
Louis Gabriel

Information :
Né le 02/02/1906 à Nouméa (988) - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 1 p 1189

Convoi du : 28/10/1943
Au départ de : Compiègne (60)
A destination de : Buchenwald (Allemagne)

Date du décès : 06/01/1944

Lieu du décès : Weimar (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 255 du 03/11/1987 p 12841

Référence n° : D-34712


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Déclaration C.N.I.L. n°1061762 .
Nos ainés ont payé le prix fort , pour que la France respire l’air de la Liberté .Nous rappellerons leurs lieux de détention , leur calvaire, pour un grand nombre l’Europe a été leur Tombeau…
Nous soumettons aux internautes leurs noms pour qu’ils sachent aux heures sombres de 1939 -1945, les maîtres de l’économie de nos régions se dérobaient à leur devoir , collaboraient dans leur grande majorité avec les partisans du NAZISME, donc avec SORIN ,ROBERT , PETAIN ….
Aujourd’hui ils veulent nous faire la leçon de patriote, qu’ils osent nous montrer leurs faits d’armes qui collent avec leurs discours !
Nous exigeons pour eux tous des Réparations , la France a reçu 1 milliards de dollars de la part des ALLEMANDS, l’URRSS 25 milliards ,LES USA 22 milliards ,la GRANDE BRETAGNE près de 8 milliards, plus une occupations en règle du pays, avec l’aide de nos parents et autres coloniaux ont été les gardes chioumes pendant des décennies en Allemagne DE L’OUEST..
En attendant nous reproduisons ce texte datant de 1925 et écrit par un fossoyeur du système colonial :
L’Oncle Ho ,ses propos sont toujours chez nous d’actualité, nous demeurons des Zombis dans nos terres !


Extrait du texte publié en 1925 dans le journal Le Paria où notre compatriote Max- Clainville Bloncourt futur maire des Abymes en 1936 collaborait étroitement avec son ami HO CHI MINH,tous deux membres du Parti Communiste Français
• "[...] L’IMPÔT DU SANG
• I – La guerre et les “indigènes”
• Avant 1914, ils n’étaient que des sales nègres et de sales Annamites bons tout au plus à tirer le pousse-pousse et à recevoir des coups de cadouille de nos administrateurs. La joyeuse et fraîche guerre déclarée, les voilà devenus “chers enfants” et “braves amis” de nos paternels et tendres administrateurs et même de gouverneurs plus ou moins généraux. Ils (les indigènes) ont été tout d’un coup promus au grade suprême de “défenseurs du droit et de la liberté”. Cet honneur subit leur a coûté cependant assez cher, car pour défendre ce droit et cette liberté dont eux-mêmes sont dépourvus, ils ont dû quitter brusquement leurs rizières ou leurs moutons, leurs enfants et leurs femmes pour venir, par-delà les océans, pourrir sur les champs de bataille de l’Europe. Pendant la traversée, beaucoup d’indigènes, après avoir été conviés au spectacle merveilleux de la démonstration scientifique du torpillage, sont allés au fond des ondes pour défendre la patrie des monstres marins. D’autres ont laissé leur peau au désert poétique des Balkans en se demandant si la Mère-Patrie avait l’intention d’entrer comme première dans le Harem du Turc; sinon pourquoi les aurait-on fait zigouiller dans ces pays ? D’autres encore, sur les bords de la Marne ou dans la boue de la Champagne s et sculpter avec leurs os les bâtons des maréchaux.
• Ceux, enfin, qui trimaient à l’arrière, dans les poudreries monstrueuses, pour n’avoir pas respiré le gaz asphyxiant de “Boches”, ont subi les vapeurs rutilantes des Français ; ce qui revient au même puisque les pauvres diables crachaient leurs poumons comme s’ils étaient “gazés”. 700 000 indigènes en tout sont venus en France et, sur ce nombre, 80 000 ne reverront plus le soleil de leur pays !
• II – Le volontariat
• Voici ce qui nous dit un confrère: Le prolétariat indigène de l’Indochine pressuré de tous temps sous forme d’impôts, prestations, corvées de toute nature, d’achats, par ordres officiels, d’alcool et d’opium, subit depuis 1915-16, le supplice du volontariat.
• Les événements de ces dernières années ont donné prétexte, sur toute l’étendue du pays à de grandes rafles de matériel humain encaserné sous les dénominations les plus diverses; tirailleurs, ouvriers spécialisés, ouvriers non spécialisés, etc.
• De l'axe de toutes les compétences impartiales qui ont été appelées à utiliser en Europe le matériel humain asiatique, ce matériel n’a pas donné de résultats en rapport avec les énormes dépenses que son transport et son entretien ont occasionnées.
• Ensuite, la chasse au dit matériel humain, dénommé pour la circonstance en “Volontariat” (mot d’une affreuse ironie), a donné aux plus scandaleux abus.
• Voici comment ce recrutement volontaire s’est pratiqué : le “satrape” qu’est chacun des résidents indochinois avise ses mandarins que dans un délai fixé, il faut que sa province ait fourni tel chiffre d’hommes. Les moyens importent peu. Aux mandarins de se débrouiller. Et par le système D, ils s’y connaissent les gaillards, surtout pour monnayer les affaires.
• Ils commencent par ramasser des sujets valides, sans ressources, lesquels sont sacrifiés sans recours. Ensuite, ils mandent des fils de famille riche ; s’ils sont récalcitrants, on trouve très facilement l’occasion de leur chercher quelque histoire, à eux ou à leur famille, et, au besoin de les emprisonner jusqu’à ce qu’ils aient résolu le dilemme suivant : “Volontariat ou finance”.
• On conçoit que des gens ramassés dans de pareilles conditions soient dépourvus de tout enthousiasme pour le métier auquel on les destine. À peine encasernés, ils guettent la moindre occasion pour prendre la fuite.
• D’autres, ne pouvant se préserver de ce qui constitue pour eux un fâcheux destin, s’inoculent les plus graves maladies dont la plus commune est la conjonctivite purulente provenant du frottement des yeux avec divers ingrédients, allant de la chaux vive jusqu’au pus blennorragique.
• N’empêche que, ayant promis des grades mandarinaux aux volontaires indochinois qui survivraient et des titres posthumes à ceux qui seraient « morts pour la France », le gouvernement général de l’Indochine poursuivait ainsi sa proclamation : « Vous vous êtes engagés en foule, vous avez quitté sans hésitation votre terre natale à laquelle vous êtes pourtant attachés ; vous, tirailleurs, pour donner votre sang ; vous ouvrier pour offrir vos bras… ».
Ce bagne continuait à fonctionner pendant toute la guerre d'Indochine et sa suite avec la République du Viêt Nam (1955-1975) pour enfermer les opposants du Front national pour la libération du Viêt Nam. Maintenant, les bâtiments deviennent un lieu de mémoire de l'indépendance et de l'unité du Viêt Nam.
Pendant la guerre du Viêt Nam, le bagne a continué à servir.
ALPHA Isidore
Pseudonyme(s) utilisé(s) :
Zizi
Réseau :
Valmy
Mouvement :
Défense de la France
Date de naissance :
16-12-1897
Date de disparition :
27-03-1945
Son action dans la résistance :
Isidore ALPHA est né à Fort de France (Martinique) le 16 décembre 1897, dans la quartier de
La Trenelle.

De faible constitution et de petite taille (1,60 m), il est réformé en juillet 1916 et n'est donc pas
mobilisable.

En 1931 il vit en Métropole, habite Paris où il s'est marié au début du mois de janvier avec une
jeune charentaise de 24 ans, Renée Groitier. Mobilisé à la déclaration de la Guerre, en septembre 1939, il est démobilisé le 18 août 1940 par le Centre de Bordeaux, sans avoir combattu.

Speaker-publiciste, il rejoint dès avant la fin de l'été 40, le groupe Valmy de Charenton-le-Pont (Seine), où il fait de la propagande parlée et des distributions de journaux et de tracts
appelant à la Résistance contre l'Occupant. Ce groupe sera affilié au mouvement « Défense de la France » fondé en 1941 par Philippe Viannay, créateur du journal clandestin éponyme, dans lequel rentre ALPHA dès 1942. Il est alors domicilié à PARIS 6e, 5, rue du Sabot et devient agent de
liaison d'un groupe franc du XIIe arrondissement. Il participe à des actions de sabotages, fabrique de fausses pièces d'identité, diffuse par grandes quantités le journal « Défense de la France » en utilisant sa voiture personnelle, jusqu'à son arrestation.

Le 16 septembre 1943, il est arrêté aux Etablissements Nicolas, à Charenton, par la police française
agissant sur ordre de la Gestapo pour activités communistes, diffusion de tracts et journaux clandestins et transport d'armes. Il est interné au camp de Voves (Eure-et-Loir).

Le camp de Voves passant sous le contrôle des autorités allemandes, Iisodre ALPHA est transféré
à Compiègne (camp de Royallieu) le 10 avril 1944.

Le 21 mai 1944 il est déporté à Neuengamme (Allemagne), dans un convoi de plus de 2.000 hommes. Là-bas, il est affecté au Kommando extérieur de Wöbbelin où il meurt d'épuisement le 27 mars 1945.

La mention « mort pour la France » lui a été attribuée par décision du ministre des Armées du 1er juillet 1947. A titre posthume il était homologué dans le grade d'adjudant de la Résistance intérieure
française, par arrêté du secrétaire d'Etat aux forces armées (Guerre), publié au Journal Officiel du
12 janvier 1949 (page 517).

La qualité de « Déporté-résistant » était conférée à Isidore ALPHA par décision ministérielle du 7 juin 1955.

Enfin, la mention honorifique « mort en déportation » lui était attribuée par arrêté du secrétaire d'Etat aux anciens combattants du 6 avril 1987 (J.O. du 28 mai 1987, page 5848).

Le nom d'Isidore ALPHA est gravé sur les plaques commémoratives des morts pour la France de la Guerre 1939-1945 à l'intérieur de l'église Saint Germain des Près, à Paris 6e.

Décorations à titre posthume:

Médaille militaire
Croix de Guerre 1939-1945 avec palmes
Médaille de la Résistance
Médaille de la déportation au titre de la Résistance


LPHA Isidore
Pseudonyme(s) utilisé(s) :
Zizi
Réseau :
Valmy
Mouvement :
Défense de la France
Date de naissance :
16-12-1897
Date de disparition :
27-03-1945
Son action dans la résistance :
Isidore ALPHA est né à Fort de France (Martinique) le 16 décembre 1897, dans la quartier de
La Trenelle.

De faible constitution et de petite taille (1,60 m), il est réformé en juillet 1916 et n'est donc pas
mobilisable.

En 1931 il vit en Métropole, habite Paris où il s'est marié au début du mois de janvier avec une
jeune charentaise de 24 ans, Renée Groitier. Mobilisé à la déclaration de la Guerre, en septembre 1939, il est démobilisé le 18 août 1940 par le Centre de Bordeaux, sans avoir combattu.

Speaker-publiciste, il rejoint dès avant la fin de l'été 40, le groupe Valmy de Charenton-le-Pont (Seine), où il fait de la propagande parlée et des distributions de journaux et de tracts
appelant à la Résistance contre l'Occupant. Ce groupe sera affilié au mouvement « Défense de la France » fondé en 1941 par Philippe Viannay, créateur du journal clandestin éponyme, dans lequel rentre ALPHA dès 1942. Il est alors domicilié à PARIS 6e, 5, rue du Sabot et devient agent de
liaison d'un groupe franc du XIIe arrondissement. Il participe à des actions de sabotages, fabrique de fausses pièces d'identité, diffuse par grandes quantités le journal « Défense de la France » en utilisant sa voiture personnelle, jusqu'à son arrestation.

Le 16 septembre 1943, il est arrêté aux Etablissements Nicolas, à Charenton, par la police française
agissant sur ordre de la Gestapo pour activités communistes, diffusion de tracts et journaux clandestins et transport d'armes. Il est interné au camp de Voves (Eure-et-Loir).

Le camp de Voves passant sous le contrôle des autorités allemandes, Iisodre ALPHA est transféré
à Compiègne (camp de Royallieu) le 10 avril 1944.

Le 21 mai 1944 il est déporté à Neuengamme (Allemagne), dans un convoi de plus de 2.000 hommes. Là-bas, il est affecté au Kommando extérieur de Wöbbelin où il meurt d'épuisement le 27 mars 1945.

La mention « mort pour la France » lui a été attribuée par décision du ministre des Armées du 1er juillet 1947. A titre posthume il était homologué dans le grade d'adjudant de la Résistance intérieure
française, par arrêté du secrétaire d'Etat aux forces armées (Guerre), publié au Journal Officiel du
12 janvier 1949 (page 517).

La qualité de « Déporté-résistant » était conférée à Isidore ALPHA par décision ministérielle du 7 juin 1955.

Enfin, la mention honorifique « mort en déportation » lui était attribuée par arrêté du secrétaire d'Etat aux anciens combattants du 6 avril 1987 (J.O. du 28 mai 1987, page 5848).

Le nom d'Isidore ALPHA est gravé sur les plaques commémoratives des morts pour la France de la Guerre 1939-1945 à l'intérieur de l'église Saint Germain des Près, à Paris 6e.

Décorations à titre posthume:

Médaille militaire
Croix de Guerre 1939-1945 avec palmes
Médaille de la Résistance
Médaille de la déportation au titre de la Résistance







BOEUF Antoine

Réseau :
Super-N.A.P. (Noyautage des Administrations Publiques)
Date de naissance :
01-08-1905
Date de disparition :
13-04-1945
Son action dans la résistance :
Antoine Victor BOEUF est né à Fort de France (Martinique) le 1er août 1905 dans une famille dont le père était militaire de carrière dans les troupes coloniales (il sera Croix de guerre 1914-1918, Commandeur de la Légion d'honneur et terminera l'Armée avec le grade de colonel) et dont la mère
était une jeune fille de bonne famille martiniquaise, la famille LAPIERRE ARMANDE, toujours représentée à la Martinique et dont certains membres s'illustrèrent dans la médecine notamment.

Suivant les traces de son père, Antoine embrassera lui-aussi le métier des armes. En octobre 1933 lorsqu'il épouse à Saint Mandé (Seine) une jeune parisienne, Andrée Gazet, il est adjudant au 10e régiment d'Artillerie coloniale.

A la déclaration de la guerre avec l'Allemagne, il est Adjudant-chef au 310e régiment d'artillerie coloniale porté. Promu au grade de sous-lieutenant, il se bat courageusement en mai-juin 1940 mais est fait prisonnier le 15 juin et doit subir une dure captivité en Allemagne.

En vertu des accords entre les gouvernements Allemands et Français sur les prisonniers de guerre, il bénéficie en tant que « colonial » d'une libération anticipée et est rapatrié d'Allemagne le 7 juillet 1941.

Il rejoint alors le ministère de la guerre, à Vichy, où il est employé comme agent administratif colonial. Sa situation lui permet d'avoir accès à des dossiers sensibles intéressant la Défense qu'il communique aux services clandestins de la Résistance, par l'entremise des réseaux « Nap » (noyautage des administrations publiques) et « Super-Nap », créés fin 1942 par Claude BOURDET avec l'accord de Jean MOULIN.

Pour cela il prend des risques très importants, dans un climat délétère où la suspicion, la délation et
la méfiance sont permanentes. La moindre erreur peut être fatale.

On peut penser qu'Antoine BOEUF, à un moment ou à un autre, a pu commettre une imprudence, à moins qu'il n'ait fait l'objet d'une dénonciation. Toujours est-il que le 24 janvier 1944, dans son bureau du ministère, à Vichy, il est arrêté par la Milice pour appartenance au réseau Super-Nap.
Jugé par le tribunal de Sûreté de l'Etat, siégeant à Cusset (Allier), il est condamné le 6 mars 1944
à l'internement administratif au camp de Saint Sulpice la Pointe, dans le Tarn.
Livré aux Allemands quelques mois plus tard, il est transféré à Toulouse (Haute-Garonne) d'où il sera déporté pour l'Allemagne le 31 juillet 1944 dans un convoi comprenant 1088 hommes et 103 femmes. Destination : Buchenwald, pour les hommes. Ravensbruck, pour les femmes.

Antoine BOEUF est le seul Antillais de ce transport, mais dans ce « train de la mort » se trouve un homme natif de Paramaribo, en Guyane hollandaise, James Burke qui est de nationalité britannique. Un grand nombre de Juifs de la « zone Sud » font parti de ce convoi. Beaucoup ne reviendront pas des camps.

Le 6 août 1944, Antoine BOEUF recevra au camp de Buchenwald le numéro matricule 69 696.
Il sera, après la période de « quarantaine », affecté aux mines de sel du Leau-Plömnitz, en Saxe-Anhalt, près de Dessau, au nord de Weimar.

Avec l'avance des armées alliées, tant à l'Est qu'à l'Ouest, ce camp satellite de Buchenwald est évacué dans les conditions terribles que l'on sait: marches forcées de plusieurs dizaines de kilomètres par jour, par tous les temps. Pour les hommes déjà très faibles en raison du travail fourni et du manque de nourriture, c'était vraiment « marcher ou mourir ».

Un compagnon de misère d'Antoine BOEUF écrira à son épouse, le 1er juin 1945 : « votre mari était très faible lorsque le 12 avril nous avons pris la route encadrés de SS. Au cours de notre marche votre mari de plus en plus fatigué a dû être aidé. A Elsdorf, dans la nuit du 12 au 13 avril, nous fîmes une pause dans un grange. C'est là que votre mari mourut. ». Il avait 39 ans.

Le décès d'Antoine BOEUF sera constaté par le Ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre le 31 décembre 1946, qui attribuera au défunt la mention « mort pour la France » et la transcription en sera faite à la mairie du XVe arrondissement de Paris le 9 janvier 1947 où demeurait Antoine BOEUF avant la guerre.

Par décision du Ministre des Anciens combattants et Victimes de Guerre du 13 février 1952, le titre de « déporté-résistant » a été attribué à Antoine BOEUF et par décision ministérielle du 26 juin 1952, prise par le Secrétaire d'Etat aux Forces Armées, le grade d'homologation de Sous-lieutenant lui a été attribué au titre des Forces Françaises Combattantes.

Le corps d'Antoine BOEUF a pu être rapatrié en France. Il a été réinhumé dans la nécropole nationale « Le Pétant », située sur le territoire de la commune de Montauville, en Meurthe-et-Moselle (tombe 457).

Enfin, par arrêté du secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants en date du 16 septembre 2008, publié au Journal Officiel du 26 octobre 2008, page 16320, la mention « mort en déportation » a été attribué à Antoine BOEUF, résistant héroïque et martyr de la déportation envers lequel notre dette est imprescriptible.


Auteur de la fiche :
François CARTIGNY
Commentaire de l'auteur
Fiche rédigé le 28 octobre 2008. Source: Fondation pour la mémoire de la déportation et ministère de la Défense, direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives, Bureau « Résistance », château de Vincennes.

e les oublions pas

GOUSSARD Yves

Réseau :
Buckmaster - Armand Spiritualist
Date de naissance :
02-01-1928
Date de disparition :
00-03-1945
Son action dans la résistance :
Yves GOUSSARD est né à Fort de France (Martinique) le 2 janvier 1928 dans une famille très cultivée de la bourgeoisie mulâtre de l'île. Son grand père maternel est ingénieur des
travaux publics; son grand oncle est le premier agrégé antillais de lettres.

En septembre 1938, alors âgé de 10 ans, il quitte la Martinique pour faire son entrée en sixième dans un établissement scolaire de la Métropole: l'école catholique Notre-Dame du Raincy, en région parisienne, alors en Seine et Oise, arrondissement de Pontoise. Il ne sait pas qu'il ne reverra plus jamais ses parents ni son île natale.

L'école est dirigé par M. Jacques Guiollot, qui était aussi pour le région Seine-et-Oise Est, commissaire de district des scouts de France. Le jeune Yves fut immédiatement intégré dans la troupe du Raincy.

Arrive la guerre et avec l'occupation de la « zone nord » le scoutisme est interdit par les autorités allemandes. Qu'à cela ne tienne, les réunions se tiendront clandestinement.

En 1943, nombreux sont les jeunes gens, issus du scoutisme, qui en âge d'être requis pour le Service du Travail Obligatoire en Allemagne prennent le maquis. Yves GOUSSARD qui a eu 15 ans au début de l'année est maintenant « routier » du clan de Villemomble, la commune voisine du Raincy. Jean BERTHIER, le père de son camarade Guy BERTHIER, de Montfermeil, résistant du réseau Vengeance a été arrêté par le Gestapo et déporté à Buchenwald le 25 juin 1943. Dans la tête de nos jeunes gens l'idée de rejoindre un réseau de résistance commence à germer.

Le 5 février 1944, deux membres du réseau Buckmaster, venant d'Angleterre, sont parachutés dans la région de Dreux (Eure-et-Loir), à Laons, avec pour mission de prendre contact avec un noyau de résistants de le région Nord-est de Paris, le groupe Hildevert, afin de l'aider à se structurer. Ce sont René DUMONT-GUILLEMETet son radio Henri DIACONO, âgé de 20 ans. Ils formeront le réseau « Armand-Spiritualist » qui regroupera plusieurs dizaines de résistants du Raincy et de ses environs.

Charles HILDEVERT, un ancien de 14-18, maréchal des logis-chef retraité, marchand de légumes au Raincy adhère immédiatement au réseau Armand Spiritualist avec tous ses hommes, au nombre desquels se trouve le jeune Yves GOUSSARD qui est agent de liaison et de renseignements.

Le 26 août 1944 Paris est libéré par les soldats de Leclerc, les forces de la Résistance et l'armée américaine, mais à l'Est de la capitale les combats continuent avec fureur. Le groupe du commandant HILDEVERT s'oppose dans la région de Meaux à une division blindée SS et à Oissery, Forfry et Saint Pathus, c'est le carnage. Yves GOUSSARD, blessé à l'étang de Rougemont, soigné à la râperie à betteraves d'Ossery par la jeune et courageuse Jeanne LEFEBVRE, infirmière de la Résistance, âgée de 20 ans, est capturé avec une douzaine d'autres combattants dont Raymond VALENET, de Gagny. Ceux-là seront déportés en Allemagne. Sur le terrain, la Résistance laissera plus de 120 morts, douze disparus et autant de victimes non identifiées qui ont été réduites en cendre par les lance-flammes des Allemands rendus fous furieux par cette résistance à laquelle ils ne s'attendaient pas.

Yves GOUSSARD est enfermé à Meaux, dans un train parti la veille du Perreux-sur-Marne. Train qui le conduira avec plus de 50 autres déportés dans le camps de Neu-Bremm, à Sarrebruck sur la frontière franco-allemande. De là, il sera transféré à Oranienbourg-Sachsenhausen près de Berlin, puis, début février 1945, à Bergen-Belsen où sévit la deuxième grande épidémie de typhus. Au cours du mois de mars il y trouve la mort, victime à son tour de la terrible épidémie. Raymond VALENET qui assistera à son agonie rentrera des camps en mai 1945. De même que Michel FLIECX, mort en mars 2007.

Vingt ans plus tard, Raymond VALENET, maire de Gagny, député UNR de Seine-et-Oise, au cours d'un voyage à la Martinique demande à rencontrer la mère d'Yves GOUSSARD. C'est lui qui révélera à la malheureuse maman la fin tragique de son fils à Belsen en mars 1945.

Le tribunal de grande instance de Fort de France sera alors saisi d'une demande de déclaration judiciaire de décès. Le 31 juillet 1965, le jugement rendu reconnaîtra l'appartenance du jeune homme au réseau Buckmaster, sous-réseau Armand Spiritualist; sa capture à Oissery (Seine-et-Marne) le 26 août 1944, sa déportation et sa mort « Pour la France » à Bergen-Belsen, courant mars 1945. Il avait 17 ans.

Par arrêté du secrétaire d'Etat à la Défense, chargé des Anciens Combattants, en date du 12 juillet 2007, publié au Journal Officiel du 7 août suivant (page 13225), la mention honorifique « mort en déportation » sera attribuée à Yves GOUSSARD, le plus jeune de tous les déportés originaires de la Martinique.

Le 5 avril 2008, à Riaumont, commune de Liévin (Pas-de-Calais), dans le crypte de la chapelle du Mémorial national de Scouts morts pour la France, une plaque commémorative était solennellement dévoilée en hommage au jeune martyr de la Résistance, en présence des plus hautes autorités civiles, religieuses et militaires du département et de plus de 150 scouts, louveteaux et louvettes en grande tenue d'uniforme.

ELAGE Sydney


Date de naissance :
09-03-1915
Date de disparition :
11-08-2007
Son action dans la résistance :
Le docteur Sydney PELAGE est né à Colon (Panama) le 9 mars 1915, où son père, ouvrier martiniquais travaillait. Ce dernier, mobilisé en 1916, rejoignit la France avec sa famille et c'est ainsi que le jeune Sydney fera en Métropole toute sa scolarité. D'abord à Toulon, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris. Au milieu des années trente, il y rencontrera Jean-Paul Sartre, alors professeur de philosophie, et les « Kâgneux » Léopold-Sédar Senghor et Aimé Césaire avec lesquels il se liera d'amitié.

En 1938, il intègre l'Ecole du Service de Santé militaire de Lyon et sera reçu au concours de l'externat des hôpitaux de cette ville. En septembre 1939, il est mobilisé avec le grade de médecin auxiliaire. Après la campagne de 1940, il est retenu prisonnier pour peu de temps car au bout de quelques mois passé derrière les barbelés, il s'évade et comme quelques autres de ses copromotionnaires de l'Ecole de Santé de Lyon, il rejoint la Résistance dans le réseau Combat, en zone non occupée, aux côtés d'Henri Frenay, de Maurice Chevance-Bertin et de Bertie Albrecht.

L'Ecole de Santé militaire de Lyon est « occupée », en 1943 par la Gestapo, après l'entrée de la Wermacht en zone sud en novembre 1942. On y torturera dans ses caves. Jean Moulin sera au nombre des victimes des tortionnaires gestapistes.

Sydney PELAGE parallèlement à ses activités dans la Résistance trouvera la possibilité de terminer ses études médicales. Au printemps 1944, il soutient sa thèse de doctorat, à Lyon, sur le sujet: « La conscience du pathologique chez les délirants chroniques ». Au cours de l'été, les armées de Libération (Forces Françaises Combattantes et Alliées) sont aux portes de Paris. Pélage, médecin lieutenant des Forces Françaises de l'Intérieur, prend part à la libération de la capitale. Il participe ensuite à la mission de rapatriement des soldats Nord-Africains et coloniaux organisée en 1945 par le ministère des prisonniers, déportés et réfugiés.

La guerre terminée, il reçoit par décret du 31 mars 1947 la médaille de la Résistance en reconnaissance de son action durant l'Occupation. Cette décoration avait été créée par le Général de Gaulle, en 1943, deux ans après la création de la Croix de la Libération

Le docteur PELAGE effectue par la suite plusieurs missions ethnologiques pour les Affaires étrangères et l'Office de la recherche scientifique coloniale. Après quoi, il s'installe à Vichy en tant que psychiatre et ouvre en 1957 une clinique psychosomatique dans le « chalet de l'Empereur » (107, boulevard des Etat-Unis). Pendant plusieurs années, il animera les « Confrontations médico¬chirurgicales » avant de fonder le Centre international de recherche sur la migraine.

Fin 1947, Sydney Pélage, avait été de ceux qui participèrent à la naissance de la revue Présence africaine et sensibilisèrent Jean-Paul SARTRE à la « question noire ».

Avec son confrère, le docteur Claude Loisy, il était l'auteur, aux Presses de la Renaissance, du livre Vaincre sa migraine (1981).

Tennisman distingué, il était bien connu des courts du Sporting de Vichy.
Membre de l'Association française des psychiatres d'exercice privé, il est mort à Vichy le 11 août 2007, à 92 ans.

Par décret du 18 juillet 1989, le docteur Pélage avait été promu au grade d'Officier de l'Ordre national du Mérite et par décret du 25 avril 2005, il fut élevé au grade de Chevalier (avec traitement) de la Légion d'honneur, en qualité d' ancien résistant particulièrement valeureux. (J.O.
du 26 avril 2005).

Auteur de la fiche :
François Cartigny
Commentaire de l'auteur
courrier de l'auteur mis sur le site par Marc Fineltin
Ne les oublions pas

PARFAIT Edouard
Pseudonyme(s) utilisé(s) :
Saint-Pierre Le Mulatre
Réseau :
Valmy
Mouvement :
F.T.P.F. (Francs Tireurs Partisans Français)
Date de naissance :
01-12-1897
Date de disparition :
05-11-1943
Son action dans la résistance :
Edouard PARFAIT est né à Fort de France (Martinique) le ler décembre 1897.

Mobilisé le 14 mars 1917, il est incorporé au 77e Régiment d'Infanterie qui ira se battre sur le front du Nord. Blessé à Lataule (Oise), le 9 juin 1918, il est évacué et après la guerre sera rapatrié à la Martinique sur le « Haïti », le 23 mai 1919. Arrivé à Fort de France il est démobilisé.

Au début des années vingt, il repart en Métropole où il travaille à la Compagnie parisienne du métropolitain. Il se marie à Paris en 1925, divorce et se remarie en 1935, avec Mlle Odette Durand, dont les parents demeurent à Pierrefitte (Seine).

PARFAIT est un militant ouvrier, membre du Parti communiste à partir de 1936. Il est classé en 1939 dans l'affectation spéciale du métropolitain.

Après l'armistice du 25 juin 1940, le parti communiste interdit depuis octobre 1939 par le gouvernement français, PARFAIT doit se soumettre à une semi-clandestinité. Mais avec l'organisation, en avril 1942, des Francs Tireurs et Partisans Français (F.T.P.F.), il s'engage dans la Résistance armée contre l'Occupant.

Sous le pseudonyme de « Saint Pierre » dit aussi « Le mulâtre », PARFAIT qui est sous les ordres du Lieutenant Fosco FOCARDI (1911-1991), est un agent de renseignements du détachement Valmy, chargé entre autres de « liquider les traîtres ».

Mis en cause dans l'attentat commis le 17 septembre 1942, à Paris, boulevard Poissonnière, au Cinéma Rex (réquisitionné et réservé aux soldats allemands), qui a causé la mort de trois soldats et fait dix-neuf blessés, il est arrêté par la police française.

Interné à la prison de la Santé, puis à Fresnes, en banlieue, il est remis aux autorités d'occupation le 19 novembre 1942 qui l'internent au Fort de Romainville, commune des Lilas (Seine).
Le 27 mars 1943, avec plusieurs centaines d'autres codétenus, il est embarqué, gare de l'Est, pour l'Allemagne. Il est déporté sous la qualification NN « nuit et brouillard », qui est celle appliquée aux prisonniers destinés à disparaître.

Après Trèves, le train poursuit sa traversée de l'Allemagne jusqu'à Mauthausen (Autriche) où il arrive le 29 mars 1943. (Matricule 25534) Il est aussitôt affecté à la carrière de granit et son décès y sera enregistré le 5 novembre 1943, à quelques jours de son 47ème anniversaire.

Décorations :
. Croix du Combattant 1914-1918
. Insigne des blessés
. Croix de Guerre 1939-1945 avec palme (à titre posthume) . Médaille militaire (à titre posthume)
. Médaille de la Résistance (à titre posthume)
. Médaille de la déportation pour faits de Résistance (à titre posthume)

Au titre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.), Edouard PARFAIT a reçu, à titre posthume, le grade de Sergent, pour prendre rend du 1 er octobre 1942 (J.O. du 15 mai 1947).

La qualité de « déporté-résistant » lui a été reconnue par décision du Ministre des Anciens Combattants du 14 septembre 1953.

Mention « mort en déportation » obtenue par arrêté du ministre délégué aux Anciens Combattants en date du 5 décembre 1995 (J.O. du 25 février 1996).


Auteur de la fiche :
François Cartigny
Commentaire de l'auteur
Fiche établie en juin 2008













Auteur de la fiche :
François CARTIGNY
Commentaire de l'auteur
E-mail du 27 septembre 2008


Ne les oublions pas

VESIR Antoine et Jacques

Réseau :
F.T.P.F. (Francs Tireurs Partisans Français) R.I.F. (Résistance Intérieure Française)
Date de naissance :
00-00-0000
Date de disparition :
00-00-0000
Son action dans la résistance :
Antoine VESIR est né à Sainte-Marie (Martinique) le 2 septembre 1901. Il se rend en Métropole alors qu'il n'a pas vingt ans et y fait son service militaire (bureau de recrutement de Cahors).

Maréchal ferrant dans cette ville du Lot, il s'y marie en 1925 avec une jeune fille de Saint Géry (Lot) qui lui donne un fils le 14 novembre 1925, prénommé Jacques.

La guerre survient alors que la famille est toujours domiciliée à Cahors qui, après l'armistice du 22 juin 1940 se trouve en zone libre, jusqu'à son occupation par la Wermacht à partir du 11 novembre 1942. Cependant, dès avant cette date, des réseaux de Résistance avaient vu le jour, des réfractaires au S.T.O. avaient pris le maquis et des filières clandestines d'évasion par l'Espagne proche s'étaient mises en place.

Antoine VESIR a éduqué son fils selon des principes républicains de tolérance et de liberté et celui-ci ne supporte pas le joug allemand. Le jeune Jacques n'a que 17 ans lorsqu'il rejoint le réseau des Francs Tireurs et Partisans Français du secteur de Cahors le 15 juin 1943. Il sera arrêté quelques jours avant le débarquement Allié en Normandie, le 25 mai 1944, ainsi que son père qui s'était engagé dans la Résistance Intérieure Française. Tous les deux sont victimes d'une dénonciation.

Le père et le fils sont transférés à Toulouse, à la prison Saint Michel et de là transférés au camp de Royallieu, à Compiègne quelques semaines plus tard.

Le 2 juillet, Antoine et Jacques VESIR sont enfermés dans l'un des wagons de marchandises à destination de Dachau dans un transport de plus de 2.000 hommes qui sera connu, plus tard, sous le nom de « train de la mort ». En effet, près de 600 déportés devaient mourir au cours du voyage, d'étouffement pour la plupart.

Miraculeusement les VESIR sont dans un wagon qui ne comptera aucun mort grâce à la discipline qui y est maintenue et le mercredi 5 juillet 1944, vers 16h 30, ils font leur entrée au camp de Dachau, en Bavière où ils seront immatriculés respectivement sous les numéros 77496 et 77497.

Dans ce train de l'épouvante, on peut relever parmi les 2152 déportés, le nom du professeur de la faculté de médecine de Strasbourg (arrêté à Clermont-Ferrand), Fred VLES (né en 1885) qui mourra au cours du transport et celui du musicien accordéoniste André VERCHUREN (né en 1920) qui survivra au voyage et au camp.

Antoine et Jacques VESIR, dans leur malheur, ont toutefois la chance de ne pas être séparés. Le père épaule son fils. Le fils entraide son père. Enfin, le 29 avril 1945, le camp de Dachau est libéré par les troupes américaines. Pour des raisons sanitaires, les concentrationnaires doivent encore y séjourner quelques semaines de plus. Seuls les très grands malades sont évacués en priorité. Les VESIR devront attendre jusqu'au 13 mai 1945 pour être vraiment libérés et le 15 mai suivant ils seront rapatriés en France, à Paris.

Antoine VESIR sera homologué dans le grade de « soldat de 2e classe » (isolé) de la Résistance Intérieure Française et par décret du 17 janvier 1962, au titre de déporté-résistant, mutilé de guerre pensionné à 100%, il recevra la Croix de chevalier de la Légion d'honneur pour prendre rang du 3 février 1961 (J.O. du 19 janvier 1962, page 652).

Jacques VESIR (19 ans et 6 mois à sa libération du camp), soldat de 2e classe des Forces Françaises de l'Intérieur se verra concéder la Médaille militaire par décret du 12 décembre 1967 au titre de déporté-résistant (Armée de terre), invalide de guerre à 95% (J.O. du 16 décembre 1967, page 12253). Cette concession comportant l'attribution de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme.

Quelques années plus tard, Jacques VESIR recevra au titre de déporté-résistant la Croix de la Légion d'honneur par décret du 4 décembre 1975 (J.O. du 6 décembre 1975, page 12425), décoration qui lui sera remise par son propre père lors d'une cérémonie ayant eu lieu en janvier 1976, à Castagnède (Pyrénées Atlantiques).

Antoine et Jacques VESIR étaient titulaires de la Croix du combattant volontaire de la Résistance et de la Médaille de la déportation (au titre de la Résistance). Ils formèrent ce couple de résistants (père/fils) qui furent arrêtés ensemble, internés et déportés ensemble et libérés et rapatriés ensemble. Magnifique exemple de courage, de volonté et de solidarité entre un père et son fils.




Auteur de la fiche :
François CARTIGNY
Commentaire de l'auteur
Fiche rédigée le 20 septembre 2008 Source : BERNADAC Christian, « Le train de la mort », Editions France-Empire, 1970.

RESISTANTS–DEPORTES DES ANTILLES ET GUYANE


Date de naissance :
00-00-0000
Date de disparition :
00-00-0000
Son action dans la résistance :
RESISTANTS –DEPORTES DES ANTILLES ET GUYANE FRANCAISES ET DES GRANDES ANTILLES déportés en Allemagne au cours de la Guerre 1939-1945 à partir de la France métropolitaine

DEPORTES ORIGINAIRES DE LA GUADELOUPE

ABRIAL Jean, libéré en mai 1945
APASSAMY Lucien, libéré le 29 avril 1945
BOGAT Léon dit Jali libéré en mai 1945
DESIRE Norbert, date de libération ou de décès inconnue
EPITER André, libéré (date en cours de vérification)
FATHOU André, date de libération ou de décès inconnue
GEDEON Victor, libéré le 5 mai 1945
NAUDAR Georges, libéré le 23 avril 1945
ROLLIN Michèle, libérée le 7 mai 1945
SAMSON Cyprien, décédé à Wittlich le 22 novembre 1943 (fusillé)
TRIVAL Michel, date de libération ou de décès inconnue
VALMY André, décédé à Flossenbürg le 24 novembre 1944

DEPORTES ORIGINAIRES DE LA GUYANE

CARLI Jean-Pierre, libéré le 1er mai 1945
DEFENDINI Ange, décédé à Buchenwald le 14 septembre 1944
JARRY Pierre, décédé à Gross-Rosen le 31 octobre 1944
JOSEPH-TANCREDE Roger, décédé à Ebensee le 30 mars 1944

DEPORTES ORIGINAIRES DE LA MARTINIQUE

ALPHA Isidore, décédé à Wëébbelin le 27 mars 1945
BIDARD Bernadin, décédé à Dora le 8 mars 1945
BILAN Ambroise, présumé mort à Bergen-Belsen en avril 1945
BOEUF Antoine, décédé à Elsdorf le 13 avril 1945
BOLLIN Joseph, libéré le 29 avril 1945
ELIZE Raphaël, décédé à Weimar (Buchenwald) le 14 février 1945
FACELINA Henri, évadé lors d'un transport vers Dachau le 10 août 1944
GOUSSARD Yves, décédé courant mars 1945 à Bergen-Belsen
MARTINIS Georges, évadé de Hanovre début mars 1945
MEISTER Georges, décédé à Buchenwald le 30 novembre 1944
NATTES Gentil, décédé à Mannheim le 9 octobre 1943
OZIER-LAFONTAINE Victor, libéré le 5 mai 1945
PARFAIT Edouard, décédé à Mauthausen le 5 novembre 1945
VESIR Antoine, libéré en avril 1945
VESIR Jacques, libéré en avril 1945

DEPORTES ORIGINAIRES DES GRANDES ANTILLES

NICOLAS Jean, d'Haïti, décédé peu après son rapatriement de Buchenwald
GAY Félix, de Porto Rico, libéré le 29 avril 1945
MARCANO Louis, de Trinidad, date de libération ou de décès inconnue

Auteur de la fiche :
François Cartigny
Commentaire de l'auteur
liste non exhaustive, établie par François CARTIGNY (15 juillet 2008)